ANETO & ALENTOURS

ANETO & ALENTOURS , c’est le nom de la belle semaine de randonnée que nous venons de vivre.

Comment faire l’ascension de l’Aneto dans les meilleures conditions ? La recette ne vaut pas que pour le plus haut sommet des Pyrénées mais pour tous les sommets qui représentent une dénivelée importante et un terrain de progression varié entre pierriers, neige et passages un peu délicats : L’entrainement, il n’y a que ça!

C’est pour cela mais aussi pour découvrir l’ensemble du massif que l’idéal est de prévoir une petite semaine. On commence par des randonnées de « déverrouillage », on se réhabitue au terrain montagnard et aux efforts propres à notre pratique, on calme un peu le jeu la veille du jour J, puis nous voici frais comme des gardons et super-motivés pour grimper sur le haut sommet convoité de la semaine. Un ingrédient indispensable dans cette recette : Des participants humbles et sympas, ça marche à tous les coups! Merci à tous ceux du groupe de ce séjour ANETO & ALENTOURS, l’ambiance était au top!

Touche pas à ma forêt

C’est une urgence : Si vous aimez les Pyrénées, si vous aimez la montagne, la nature ou tout simplement si vous tenez à notre planète et à la Vie dans tous les sens du terme, vous ne pourrez pas valider le projet suivant : Une méga-scierie se traduisant par le massacre de la forêt des Pyrénées Centrales, de l’Ariège aux Pyrénées Atlantiques. C’est juste inimaginable.

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Amis des Pyrénées, défendez les hêtres et tous les êtres vivants qui y sont rattachés. Elevez vous contre ce projet mortifère en signant et en relayant cette pétition.

Séjours montagne 2021: Top départ

Le coup d’envoi vient d’être donné: Les séjours de randonnées printemps/été/automne 2021 ont débuté le week-end passé. Ce séjour de pentecôte est le début d’une belle saison prometteuse. Le planning se remplit et la programme va même encore s’étoffer.

Quatre jours dans les Pyrénées audoises nous ont fait le plus grand bien. Petites montagnes mais belles montées. Des sommetsaux panoramas allant des grands sommets à la Méditerranée, des gorges de toute beauté, des crêtes accidentées pour ne pas s’ennuyer en marchant et pour cultiver sa souplesse, de belles rencontres humaines …. Cerise sur le gâteau, beaucoup beaucoup de fleurs, c’est la pleine saison pour les plantes méditerranéennes.

Saints de Glace

« Quoi qu’il en soit, grands chevaliers ou saints de glace, il faut rester chez soi et souhaitons que mi-mai, chacun puisse retrouver sa place en terrasse. »

Nous sommes en plein dans ce dicton qui se révèle cette année comme une véritable prophétie!

Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais nous incitent à rester chez nous du 11 au 13 mai pour mieux sortir ensuite. Vous l’avez compris, il ne s’agit pas seulement de retrouver la douceur printanière qui nous est si chère au cours de nos randos. Mais aussi quoi de meilleur qu’un pot en terrasse après la montagne. Il n’y a pas si longtemps, qui eût dit que ça nous manquerait?

Oui, quel beau moment que celui du pot-après-rando en terrasse: Emplis de bonheur et de satisfaction , nous célébrons la belle journée que nous venons venons de passer ensemble. Le périple en montagne nous laisse encore de belles images communes (et des courbatures) que nous n’ aimerions pas laisser partir (contrairement aux courbatures). Voilà même que déjà, on s’entend faire de nouveaux projets de randos en montagne pour demain ou pour l’an prochain.

Saint Pancrace, nous avons entendu la promesse de terrasse. Saint Mamert, tu nous promets la remise au vert et Saint Servais, le retour vers les sommets. Dans 1 jour, les Saints de Glace s’en seront allés. Dans 7 jours, les terrasses nous attendront en fin de journées. Alors êtes vous prêts à venir gambader dans les Pyrénées?

A propos, il reste encore 2 places pour un joli séjour de randonnées dans les Pyrénées audoises du 21 au 25 mai 2021.

L’hiver de toutes les saisons

L’hiver fut froid, très froid à ses débuts. Arrivé pour Noël, il a comblé tous ceux qui se languissaient de le voir venir. Ce fut donc les grands moments de la raquette à neige et du ski de randonnée. Poudreuse, légère , froide, tous des mots qui vont ensemble pour décrire de superbes conditions hivernales.

L’hiver fût froid, très froid mais très court. Aux températures rigoureuses de janvier succéda le redoux de février. Le marchand de sable venu du Sud passa, c’était la fin du froid . Ce vent chaud amena un teinte orangée sur la neige ainsi que le printemps, presque l’été. Oui déjà. On s’est adapté, on a laissé les raquettes, on a marché les pieds légers. C’était pas mal non plus.

Mars est le mois des giboulées et le froid fait actuellement un petit retour, de quoi reblanchir nos balades dans les Pyrénées jusqu’à la fin de l’hiver.

Fruits rouges

Fruits rouges, quatrième épisode de la saison 1.

Ne perdez pas de vue que je parle de saison 1 pour imiter Netflix. En réalité, mes derniers articles parlaient plutôt de la saison 3 si l’on considère que l’automne est la troisième saison de l’année. Nous venons tout juste de commencer la saison 4 (donc d’hiver) et les divers fruits rouges présentés aux épisodes précédents sont toujours de saison. Comme promis, voici pour clôturer notre sujet, le plus connu des fruits rouges de l’hiver : le fruit du Houx (Ilex aquifolium).

Voici donc un fruit qui parle à tout le monde et que l’on associe aux fêtes de fin d’année.

Le rouge vif de la baie sur le vert sombre des feuilles , c’est une image de Noël. La plante toute entière protège votre demeure, en éloigne les mauvais esprits. Il faut dire que ses jolies feuilles coriaces et bordées de piquants ne sont pas très avenantes . Elles ne rebutent pas seulement les herbivores mais houspillent littéralement les mauvais esprits, houspiller signifiant chasser avec un balai de houx. Houx-ouille, imaginez un peu…

Mais revenons-en à la baie du houx. Contrairement aux fruits rouges vus précédemment, ceux du houx sont toxiques. Ils contiennent des saponines , produites semble t-il pour réparer les dommages causés par les insectes, les bactéries et les champignons menaçant la croissance de la plante. Rassurez vous le goût amer et acide des baies vous coupera rapidement l’envie d’en abuser, la nature est bien faite. Vous ne les trouverez pas sur tous les arbres car le houx est une espèce dioïque (chaque arbuste est sexué).

Les pieds femelles portent donc les fruits. Si vous le recherchez pour décorer votre intérieur, n’en prélevez que très peu s’il vous plait ou abstenez vous, c’est encore mieux : Dans de nombreuses régions de France et au niveau mondial, la plante est inscrite sur la liste rouge IUCN en raison de son aspect menacé

Le houx, qui prend un x au singulier alors que le hibou ou le caillou en font un privilège de leur pluriel, rime parfaitement avec bisous, pourquoi pas bisoux si vous préférez. A Noël en effet , on s’embrasse sous le houx . Choisissez un beau spécimen couvert de fruits au cours d’une balade de Noël et embrassez vous dessous sans le cueillir (au jour de l’an, ce sera sous le gui).

Fruits rouges

Fruits rouges, épisode 3.

les mille et une sorbes

Après les cynorhodons puis les cenelles, voici un troisième fruit rouge de l’automne et de l’hiver : La sorbe. On en parle généralement au pluriel car i l s’agit d’un fruit qui ne sort jamais seul. Entendez par là : vous verrez toujours les sorbes en grappes, les sorbiers donnant l’impression de crouler sous le poids de leurs branches, encore bien après la chute de leurs feuilles. Les sorbes resteront agglutinées sur les branches pendant quelques semaines jusqu’en janvier, faisant fi de toute recommandation de distanciation sociale même après 20 heures. Le temps et le vent finiront par avoir raison de ces belles taches de couleurs. Les sorbes que les oiseaux n’ont pas consommées tomberont au sol et deviendront un complément alimentaire (riche en vitamine C ) pour le blaireau, le renard et petits mammifères. D’ailleurs, n’hésitez pas, vous pouvez vous aussi consommer ces fruits rouges sous forme de compotes, gelées, confitures, sauces, liqueurs ou boissons fermentées mais pour cela, cueillez les dès la fin de l’été.

Vous pensiez peut-être méconnaitre les sorbes, vous les avez pourtant certainement rencontrées sur le plus connu de tous les sorbiers : Le sorbier des oiseaux (Sorbus aucuparia ), appelé également des oiseleurs (ces derniers allant avec les premiers) . Prélevé par l’homme dans les lisières de forêts de montagne et légèrement modifié, le sorbier des oiseaux est couramment devenu un arbre d’ornement. Ses feuilles composées, aux folioles joliment dentées, ajoutent au charme des sorbes rouge clair. Au beau milieu de votre jardin dans un lieu lumineux, il se couvrira de belles fleurs blanches au printemps très appréciées des insectes avant de devenir le garde-manger hivernal des espèces citées précédemment. Le sorbier est un véritable arche de Noé!

Rendez vous la semaine prochaine pour notre dernier épisode et nos derniers fruits rouges.

Fruits rouges

Deuxième épisode de « fruits rouges » saison 1, puisque comme dit au premier épisode, j’ai encore quelques présentations à vous faire. Nous parlerons aujourd’hui de la cenelle. De la quoi? pensez vous. Non pas de la cannelle mais d’un fruit 100% du cru. Pour faire suite au cynorrhodon, nom compliqué d’un fruit qui finalement vous était familier, la cenelle est également peu connue, ou plutôt souvent inaperçue.

Elle se présente pourtant partout dans votre environnement que vous viviez en plaine, sur le littoral , en montagne ou même en périphérie d’une ville. Le rouge de ce fruit est plus sombre que le précédent aux nuances orangées.

Il semble que l’on se soit désintéressé de ce fruit tout simplement parce qu’il est petit et discret, bien qu’il ne faille pas forcément voir une relation de cause à effet entre ces deux caractéristiques (Je veux dire par là que je connais un certain nombre de petits individus qui cherchent à attirer l’attention et je ne pense pas au bouvreuil pivoine, ni au martin pêcheur). Et pourtant selon l’adage « tout ce qui est petit est gentil », il est comestible et même très bénéfique pour la santé de votre cœur et de vos artères. Mais recentrons nous sur l’aspect de ce fruit : Au centre justement, nous découvrons un gros noyau qui prend toute la place. La pulpe autour de ce noyau n’est qu’un petit filet, tellement fin qu’il vous faudrait un très gros panier pour vous nourrir de votre cueillette. A moins que vous n’ayez un appétit d’oiseau. Et là, cela tombe bien, car la cenelle est un des précieux fruits rouges pour les passereaux qui passent l’hiver dans nos contrées. De plus gros oiseaux, renards et petits rongeurs en font aussi leurs desserts, voire leurs plats de résistance s’ils ne sont pas pressés.

Quant à nous, c’est certainement notre manque de patience à débarrasser la chair de son noyau qui nous a fait oublier ce fruit. Ou bien son goût qui, avouons-le, n’a rien d’exquis.

Allez il est temps de lever le suspense. Les cenelles, ces fruits rouges pas rares du tout sont les fruits de la merveilleuse… aubépine dont nous avions déjà parlé il y a quelques années. Je ne peux résister à vous envoyer une photo de ce majestueux arbuste rencontré en ce début de semaine qui est même un joli petit arbre. Dénudé en ce début décembre, notre surnommée « épine blanche » se couvrira de fleurs dès le début du printemps, avant même de faire ses feuilles. Elle ponctuera la montagne de superbes pompons blancs. Mais avant cela, laissons venir l’hiver et une autre blancheur (qui arrive gentiment).

Retrouvez notre troisième épisode de « fruits rouges » la semaine prochaine.

Fruits rouges

Si je vous dis fruits rouges, je vous vois venir: Vous pensez été, framboises, fraises, mûres et cassis. Vous vous imaginez peut être au petit déjeuner en train de tartiner vos toasts avec votre confiture-maison préférée, devant un smoothie en terrasse, ou devant un kir au coucher du soleil sur la plage de vos vacances.

Pourtant, en cette période de fin novembre, des fruits rouges sont toujours là et ne manquent pas dans la nature. Durant la randonnée d’aujourd’hui (dépassant enfin le kilomètre autorisé), j’en ai dénombré trois sortes très visibles grâce aux feuilles de leurs arbres désormais tombées au sol . Commençons aujourd’hui par la première.

fruits rouges
fruits rouges

Le Cynorrhodon, nom pas toujours connu d’une baie très connue est le fruit de l’églantier ou, si vous préférez, de notre rosier des champs. C’est en début d’hiver que ces jolis fruits rouges commencent à regorger de saveur. Pressez le cynorrhodon du bout des doigts et un petit cylindre de pulpe sucrée vous offrira un succulent (petit) goûter et un bel apport en vitamine C. Gardez-vous d’ouvrir le fruit, il sera difficile de se débarrasser des poils désagréables qui entourent les graines et qui sont à l’origine de la mauvaise réputation du cynorrhodon…

Ca y est, vous avez reconnu l’impopulaire « poil à gratter », le « rosier des chiens » (étymologie: kunorhodon, qui signifie « rose de chien » en grec ) ou encore « le gratte-cul ». Pour tout vous dire, le cynorrhodon est un faux fruit et les graines des fausses graines mais de vrais fruits. N’y voyez pas un sketch à la Devos mais une vraie fausse vérité. L’enveloppe rouge de notre faux-fruit est l’ancien réceptacle de la rose (la belle églantine) et contient un bonne vingtaine d’akènes. Entendez par akènes des fruits devenus secs, ceux là même que l’on a tendance à prendre pour des graines velues. La délicieuse chair que nous venons de goûter est l’enveloppe de ces petits fruits qui s’échappent par l’urne du Cynorrhodon.

Prochainement, je vous présenterai deux autres fruits rouges. En attendant, ne vous privez pas de la dégustation du cynorrhodon durant vos balades mais laissez en toutefois aux oiseaux et aux renards.