ECHOS D’ÉCOSSE : LE CERF D’ÉCOSSE

ECHOS D’ÉCOSSE n°5 : LE CERF D’ÉCOSSE

Le bon moment est venu de vous parler du cerf d’Ecosse. En effet, non seulement il continue à se montrer dans les landes des Highlands mais actuellement, il se fait particulièrement entendre. C’est pour lui la pleine saison des accouplements, et donc du fameux brâme que l’on entend d’autant mieux que l’animal,  absorbé dans sa tâche et soudain moins craintif, ne détale plus à la vue du premier randonneur. Mon chien n’en avait d’ailleurs peut être jamais vu de si près. Le brâme vous disais-je donc, se décline en différentes versions selon qu’il s’agisse de manifester sa présence, d’intimider son adversaire, de signifier son amour pour une biche, de rappeler éperdument cette même biche partie en courant ou  de clamer son triomphe à la fin d’un combat entre mâles. Difficile ici cependant de vous reproduire les sons correspondants à ces différents états d’âme. On pourrait rapprocher  d’un meuglement, puis de la mise en marche d’une tronçonneuse, du rire ironique d’un ogre caché juste là derrière dans les fougères, parfois même du grognement d’un ours mécontent d’être dérangé. Le promeneur pyrénéen identifierait toutefois sans problèmes le langage du cerf d’Ecosse car ces Echos d’Ecosse pourrait aussi être ceux des cerfs Pyrénées. A première ouïe, on ne note aucune différence de sonorités. Le cerf d’Ecosse n’aurait-il pas pris l’ accent écossais avec son fameux roulis?

En revanche, le cerf d’Ecosse, cervus elaphus scoticus de son petit nom scientifique, a des caractères physiques un peu différents du cerf du continent rencontré dans les Pyrénées (cervus elaphus elaphus) dont il est une « sous espèce ». Serait-ce une adaptation à un terrain plutôt difficile en terme de climat, de nourriture plutôt pauvre sur les terrains acide des Highlands? Les zones dépourvues de forêts dont lesquelles il évolue le prive d’abris et d’une certaine variété de nourriture, même si à l’origine le cerf ne serait pas une espèce forestière mais plutôt de zones ouvertes. On note en ce début d’automne un pelage déjà bien fourni comme une préparation à affronter l’hiver qui s’annonce, saison où ils auront tendance à descendre vers le fond des vallées.

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