Des Vosges aux Pyrénées

La semaine passée, consacrée à un groupe de randonneurs vosgiens, a été l’opportunité d’une belle rencontre entre les Vosges et les Pyrénées. Qui a dit que seules les montagnes ne se rencontrent jamais? Il semble que les deux massifs se soient retrouvés unis durant ces quelques jours. Nos discussions ont tellement mis  en évidence des points communs en terme de végétation, de faune, d’architecture, de tradition et même parfois, de paysages qu’on ne savait parfois parfois plus si nous situer, des Vosges aux Pyrénées. Un petit test, cette image est-elle prise dans les Vosges ou dans les Pyrénées?

des Vosges aux Pyrénées

Vosgien ou non,  pyrénéen ou non, tout le monde peut jouer!

Certes, les altitudes s’avèrent dans les Pyrénées bien plus élevées que dans les Vosges, le minéral y est beaucoup plus présent, et la neige en ce début d’été recouvre encore ici une bonne partie des hauts sommets (surtout cette année) alors que la verdure est omniprésente chez nos amis. Malgré ces différences notables, le slogan du département  « Je vois la vie en Vosges » laisse à penser que la vision vosgienne n’est, ma foi, pas fondamentalement différente de la vision pyrénéenne. Vous Vosgiens qui êtes venus (de loin) « voir la vie en Pyrénées », n’étiez pas si dépaysés. Entre nos montagnes  ,existe un même socle culturel, celui d’une culture montagnarde dont on retrouvera des aspects dans bien d’autres montagnes d’Europe  ou même d’au delà.

Bravo à vous les vosgiens d’être venus apprécier les particularités pyrénéennes . Et voici même ma curiosité soudain suscitée envers le massif des Vosges. Des Vosges aux Pyrénées, un lien a commencé à se tisser. Allez, je vous le concède, les montagnes ne se rencontrent jamais à moins d’un cataclysme, mais cette semaine, c’était un peu tout comme. Mais non pas tout comme un cataclysme, plutôt comme de beaux échanges.

Et Merci Gérard nous  a fait le plaisir de nous faire écouter le son du cor des Alpes.**

**Comme on peut le retrouver pour des noms de fleurs, le sens de « Alpes » ne désigne pas forcément le bel arc alpin européen si célèbre.D’origine latine, son sens premier est celui de montagne ou chaîne de montagnes.

 

Retour aux Pyrénées

L’Ecosse est désormais une parenthèse refermée, c’est le retour aux Pyrénées. Un retour aux Pyrénées non chômé car depuis,  la randonnée en montagne bât son plein. Deux magnifiques séjours dans les Pyrénées espagnoles, voilà qui remet dans le bain. Précisons tout d’abord qu’ils ont été marqués par le retour du soleil et à ce sujet, la question reste posée : Qui l’a fait revenir?  Serait-ce  le beau soleil ramené d’Ecosse sachant qu’il continue d’y  rayonner sans relâche depuis presque 2 mois (29 d° annoncé aujourd’hui au centre du pays!)? Ou serait-ce le soleil pyrénéen que les vendéens se succédant sur ces deux dernières semaines ont su libérer enfin des nébuleuses accrochées à nos montagnes depuis des semaines et des semaines…

Pour le retour aux Pyrénées de notre cher soleil, ce fût  une fête de la randonnée dans les magnifiques paysages de Ordesa et de ses environs. Mais comme d’habitude avec vous, chers vendéens, ce fût aussi une fête de l’amitié,  de la détente et de la bonne humeur. Encore merci à vous d’être venus et revenus cette année. Mon  retour aux Pyrénées s’est fait grâce à vous au beau milieu d’une belle pelouse fleurie et ensoleillée. Mon plaisir de retrouver nos  belles montagnes s’en est retrouvé sublimé. Je n’oublie pas et n’exclus les quelques non vendéens  de ces deux groupes qui se sont joints à vous et qui ont  amené leur touche dans la bonne ambiance. Et merci aussi à Christine, super collègue très appréciée par tous!

Magnifiques fleurs de printemps, cascades abondantes, arc en ciel  persistant toute la longueur d’une matinée, majestuosité du canyon d’Ordesa, montagnes encore bien enneigées en cette fin de printemps , etc, sont des images marquantes de ces deux semaines espagnoles. Que de beauté. Perdurons notre tradition de séjour de juin. A l’année prochaine, vous de Challans, ( et de de Bordeaux et de Charentes) !

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Printemps écossais

ECHOS D’ÉCOSSE N° 26 : PRINTEMPS ÉCOSSAIS

Le printemps écossais vient terminer en beauté cette longue série des échos écossais commencée en septembre dernier, et ce sont de vrais échos ensoleillés. Le mois de mai est certainement en Ecosse l’un des meilleurs pour visiter ce beau pays. La neige a définitivement laissé place à la verdure, les longues journées sont agréables et offrent la possibilité de magnifiques randonnées. Les midges (petits moucherons très désagréables) n’ont pas encore fait leur apparition et la saison touristique n’en est encore qu’à ses débuts, ce qui présente de nombreux avantages. Le soleil est devenu bien généreux et chaleureux, si bien que les écossais ( peu frileux de toute façon) s’empressent de revêtir les shorts et les tenues légères. Autrement dit, et comme vous le confirmeront les autochtones, le printemps écossais, c’est l’été. Juillet et août ont en revanche plutôt mauvaise réputation en terme de pluviométrie…

Une joyeuse petite équipe de randonneuses venues de France viennent de faire la belle expérience du printemps écossais où l’emploi de la crème solaire n’a pas été une blague. Un jour de brouillard sur 10 jours, ma foi, c’est acceptable pour un séjour de randonnée en Ecosse, non? Cela permet même de faire une coupure, de profiter de l’ambiance d’un pub par exemple, de visiter un château ou une distillerie. Oui, nous avons fait tout ça en plus d’arpenter les montagnes et de bien s’amuser. Merci à vous Nathalie, Marie Pierre, Marie Paule, Martine et Catherine : Votre participation au séjour écossais a apporté une belle cerise sur le gâteau , juste avant mon retour dans les Pyrénées.

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Quittons aujourd’hui l’Ecosse dans l’ambiance des Highlanders Games qui rappellent les jeux de force basques de nos Pyrénées. En ce jour de printemps écossais radieux, vous retrouverez dans les images suivantes quelques « clichés » de l’Ecosse. Les parades au rythme du tambour et de la cornemuse, le kilt en tant que vêtement des grandes occasions ne sont pas ici présentés pour les touristes venus chercher les images qu’ils attendaient. Ces traditions qui se perdurent font tout simplement partie d’une culture que les écossais n’ont pas l’intention de laisser perdre. Et le printemps écossais est le moment idéal pour les exprimer.

 

Ils sont partout

ECHOS D’ÉCOSSE N° 25 : ILS SONT PARTOUT

Mais de qui parle t-on ? Eh bien des moutons ! Ils sont partout en Ecosse, dans les montagnes, dans les collines, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, dans les près, dans les villages, sur la route parfois, à proximité des villes et même en pleine ville si l’on parle des étoffes prestigieuses comme le tartan ou encore le « Harris Tweed  » produit par les filatures des Hébrides Extérieures.

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Figurez vous qu’en ce dernier mois, la population ovine en Ecosse a plus que doublé. Les naissances innombrables d’ agneaux ont progressé de pair avec le reverdissement du pays. Une majorité de brebis ont donné naissance à deux petits, et il n’est aucunement rare de voir des triplés. Ils sont partout les agneaux ! En ce début mai, ils commencent à s’écarter prudemment de leurs mères entre deux tétées, à s’initier aux cabrioles et aux repas végétariens.

Ils sont partoutIls sont partout, vous dis-je. L’Ecosse est une terre de prédilection pour les insomniaques  car  quoi de plus soporifique que de compter  jusqu’à 6,8 millions  (chiffre 2016. Bien vu ! Il y a en Ecosse plus de moutons que d’habitants!). A se demander si compter les moutons n’est pas une suggestion écossaise avant tout . Il faut dire que quand la durée du jour surpasse les 18 heures en juin au Nord d’Inverness, il faut peut-être apprendre à s’endormir… .

Mais revenons à nos moutons. Parmi les différentes races écossaises, citons la  plus répandue dans les Highlands,  la Scottish Ils sont partoutBlackface . Celle ci, représentée ci-contre (en photomouton) s’avère particulièrement adaptée aux endroits humides, pauvres en végétation et  battus par des vents froids en hiver : La race parfaite pour les Highlands . Ressemblant  fortement  au mouflon, le mâle et la femelle ont des cornes, des jambes et une tête noire. Notre mouton des montagnes,  vivant toute l’année à l’extérieur sans voir fréquemment le berger en dehors des périodes d’agnelage, s’avère particulièrement  assez difficile  à approcher.

Bien que la laine soit encore exploitée ( notamment celle très fine de la race Shetland), l’élevage ovin écossais vise principalement la production de viande. Le Royaume-Uni est le troisième exportateur mondial de viande ovine  après la nouvelle Zélande et l’Australie. On comprend mieux pourquoi, en Ecosse, ils sont partout, ces moutons.

Murs d’Ecosse

ECHOS D’ÉCOSSE N° 24 : MURS D’ECOSSE

Si je vous dis murs d’Ecosse, à quoi pensez vous? A rien, me direz vous peut être comme ça d’un premier jet. Mais si je vous dis Hadrien, vous penserez peut être alors  à « Mur d’Hadrien »,  gigantesque édification romaine qui correspond à peu près à l’actuelle frontière anglo-écossaise. Il y a aussi  le mur d’Antonin , moins connu , réalisation du fils d’Hadrien marquant l’avancée maximum des romains en Ecosse (an 142), au niveau du fleuve Forth (Edimbourg). La Grande Histoire des romains fut donc plutôt brève et mineure sur le sol écossais , certainement en raison  d’un terrain naturel  plutôt difficile à conquérir quand il s’agit de franchir des tourbières, des lochs ou des reliefs plein de surprises.

Mais les murs d’Ecosse, ce sont aussi (et peut être avant tout) ceux  de la Petite Histoire, ceux que l’on rencontre partout. Des générations de pasteurs ont bâti  ces lignes infinies dans tout le territoire;  Combien de jours a t-il fallu à ces hommes  pour venir à bout de leurs ouvrages?

Savaient-ils qu’ils étaient des artistes alternant savamment les différents gabarits de pierre,  jouant constamment avec les lois de l’équilibre et soulignant la morphologie de leurs montagnes, ainsi parfaitement mises en valeur? Les murs parcourent  les pentes de bas en haut et de long en large;  Leurs fins qu’on ne peut voir renforcent la vastitude des reliefs. Le contraste de leurs tracés rectilignes avec les courbes des collines donne une dimension esthétique indéniable et,  dans les montagnes sauvages où pas un chemin ne se présente, ces lignes de pierre deviennent une invitation, un fil d’Ariane. Sur la photo ci-dessous, la muraille de chine en miniature que vous pouvez observer souligne une belle partie de notre itinéraire de randonnée jusqu’au sommet de  Beinn A’ Chuallaich vendredi dernier.

Murs d'Ecosse

Parfois rattrapés par la forêt, ils se verdissent petit à petit de mousse , ils  seront  un jour absorbés par la végétation tombant alors dans l’oubli. Dans cet oubli, il y a aussi les hommes qui les ont construit après avoir transporté les pierres, les ont  entretenu tout au long de leur vie sans se soucier du temps à mettre pour cela. Il y a aussi les hommes qui les ont utilisé pour contenir leur bétail, il y a donc un long épisode du passé. Aujourd’hui, même si une majorité de ces murs d’Ecosse sont encore en bon état, on voit aussi de nombreuses clôtures de grillages doublant ou remplaçant les vieux murs effondrés dont la réparation demanderait bien trop de temps.

Balbuzard

ECHOS D’ÉCOSSE N° 23 : BALBUZARD

Le Balbuzard est de retour ! Ce fabuleux rapace est plutôt rare (devenu rare) en France, puisqu’il se limite à la Corse, le Loir-et- Cher et le Loiret pour y installer de rares sites de nidification. Les Pyrénées Atlantiques hébergent  cependant quelques individus en hivernage. En Ecosse, le balbuzard est roi! C’est un oiseau pêcheur, il va donc de soi que l’omniprésence de l’eau en Ecosse (Lochs, rivières et bords de mer) font de cette région pour lui un véritable paradis. A lui, truites et saumons! On compte en Ecosse un minimum de 150 couples nicheurs, dont la plus grande partie dans les Highlands, sachant que la recolonisation naturelle de ce rapace a débuté en 1954.

Donc, disions nous, le Balbuzzard pêcheur (Pandion haliaetus en latin ou « Osprey » de son appellation britannique) est de retour en Ecosse. Centrons notre observation sur le lac de Owes, en plein centre du pays (Dunkeld). La femelle, ayant migré  début août en Gambie est rentrée au nid le 19 mars, tandis que le mâle ayant quitté ce même nid fin août une fois sa progéniture devenue autonome, est rentré au bercail quinze jours après Madame. Lors de leur retraite africaine, nos deux voyageurs interrompent leur vie commune mais le baguage des deux individus a permis de constater qu’ils restent cependant de proches voisins, séparés seulement de 5 km environ. Un des grands avantages de leur nidification écossaise, hormis la fourniture en poissons, est la longueur des jours à partir du printemps. Car  jour prolongé rime avec pêche sans arrêt. Et l’appétit des  petits balbuzards n’ira qu’en grandissant au cours de l’été.Balbuzard

Grâce à une webcam  orientée sur le nid, nous pouvons actuellement observer en direct le quotidien de ce couple de balbuzard. Magnifique! Les aller-venues de l’un et de l’autre, leur parade et leur accouplement, les bavardages, les dernières finitions douillettes du nid et  les grands moments de pêche font partie du spectacle actuel. Bientôt, une fois les œufs pondus, les journées s’organiseront différemment. La femelle, non relayée par le mal, couvera ses œufs pendant une dizaine de jours. Pour l’instant, elle profite encore de sa liberté pendant quelques jours et le nid est parfois déserté un bon moment.

PRINTEMPS

ECHOS D’ÉCOSSE N° 22 : PRINTEMPS

Bienvenue le printemps ! Il est arrivé en Ecosse, mais plutôt timidement il est vrai. Pour le célébrer, ce si cher printemps, une petite grimpette au sommet de Ben Venue (massif des Trossachs, centre ouest de l’Ecosse) s’imposait. Et ce fût réussi : Une vraie journée de Ben-Venue-Le-Printemps en ce 20 mars dernier (voir sur la photo ci-dessous mon petit coucou ébloui par le soleil!), un sommet qui porte bien son nom . Du vrai soleil qui chauffe, pas un soupçon de vent, adieu enfin  gants, bonnet et coupe-vent, quel bonheur ! On se serait cru dans les Pyrénées!

Au cours des jours suivants, l’hiver n’a cependant pas cessé de se rappeler à nous par de régulières petites chutes de neige. On se croirait  dans les Pyrénées ! Les plus hauts sommets sont actuellement encore largement enneigés, et le fond des « glens » (ou vallées, vous l’avez certainement compris) tarde à reverdir. Les bourgeons des arbres sont encore bien serrés. Tant pis, on attendra encore un peu… Mais tout sera au point pour vous, futurs randonneurs de mai que j’attends avec impatience. La végétation aura repris toute sa vigueur tandis que alors que youpi, les « midges », petits insectes extrêmement désagréables, n’auront pas encore fait leur apparition.

En attendant, les gelées blanches de certains matins donnent encore  une ambiance tonifiante aux départs des randonnées. Elles laissent place rapidement  à la  douceur de plus en plus souvent, c’est appréciable. La durée des jours s’est considérablement rallongée, plus que dans les Pyrénées. Vive le printemps!

 

Château d’Ecosse

ECHOS D’ÉCOSSE N° 21 : CHÂTEAU D’ÉCOSSE

Restons fidèles à ce que l’Ecosse nous renvoie comme clichés , à nous  les Français . Après le Loch Ness, acheminons nous donc vers un château. Un vrai château d’Ecosse, en ruines et probablement  visité par les fantômes, le soir,  quand tous les curieux de passage s’en sont allés. En plus d’être magnifique,  le château de Dunottar  s’avère en cela  très emblématique.

Notre château d’Ecosse, choisi ici donc parmi tant d’autres déjà visités ou simplement contemplés de l’extérieur , trône sur un  éperon  rocheux à quelques kilomètres de Stonehaven.  De ce  charmant petit port situé au sud d’Aberdeen,  une fantastique Château d'Ecossebalade vous permet d’atteindre petit à petit le château de Dunottar par un joli sentier côtier actuellement en pleine effervescence de jonquilles et de genêts en fleurs. Découvrant deux criques protégées par des falaises, 
surplombant le petit port et la 
bourgade de Stonehaven, Château d'Ecosseaccompagnés par le rugissement des vagues et  le vol des nombreux oiseaux, nous approchons le site. Ce n’est plus le simple château d’ Ecosse de notre imagination, c’est une véritable forteresse qui s’impose à nous.La hauteur bâtiments relayant des à-pics sur lesquels ils sont construits nous donne la mesure de l’aspect imprenable de cette place forte.Il faut dire que la position stratégique de l’endroit est connue depuis la nuit des temps. Si les ruines que l’on découvre sont médiévales,  on apprend que celles ci sont bâties sur des vestiges du premier siècle . Une tribu calédonienne (la calédonie étant le nom ancien de l’Ecosse) y aurait posé les premières pierres. Et puis bien plus tard, comme dans tout château d’Ecosse ou d’ailleurs, quelques célèbres batailles ont marqué l’histoire de la forteresse. Ainsi, par exemple, William Wallace que  nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer, y remporta une victoire contre les anglais à la fin du XIIIe siècle. Le site fût aussi celui d’une sombre prison religieuse, mais aussi celui de  brillants décors de cinémas. Tant de monde depuis tant de temps ! Il ne serait donc  pas étonnant que de nombreux fantômes de toutes les époques se croisent dans ce château d’Ecosse….

Loch Ness

ECHOS D’ÉCOSSE N° 20 : LOCH NESS

Loch Ness rime avec Ecosse (enfin presque), évidemment ! De nombreux touristes en Ecosse n’ayant même qu’une seule semaine de vacances en Ecosse accourent vers le Loch Ness (« accourent » car le marathon des « choses à voir » est en cours) et ce n’est certainement pas pour se baigner (gla-gla). Ceci dit, pas d’inquiétude au niveau de la foule car il s’agit  du plus grand lac d’Ecosse dont la  longueur excède  35 km, permettant aux simples curieux ou aux passionnés-venus-exprès-pour-« ça » de se  répartir aisément sur les rives du Loch. Vous l’avez compris, « ça », c’est toute l’histoire qui flotte autour de ( ou plutôt dans) ce gigantesque lac.

C’est vrai, en longeant le Loch Ness, c’est plus fort que vous :  Vous ne pouvez pas vous empêcher de scruter la surface de ses eaux, au cas où surgirait le fameux animal nommé monstre ou , pour les intimes Loch Ness « Nessie ». Car si c’était vrai? Si cette légende qui a, parait-il, commencé au VI ème siècle n’en était pas une? Si une ou plusieurs créatures aquatiques  aux aspects préhistoriques fréquentaient vraiment les eaux  du lac qui atteint jusqu’à 272 mètres de profondeur? Les témoignages sont nombreux et  les dernières observations répétées  dateraient de 2016. En tout cas, le doute est suffisamment présent pour que des scientifiques se soient penchés sur la question. Rien de probant pour l’instant semble t-il…  Car si la preuve de l’existence de cette créature avait été faite, cela se saurait, non? Et le périmètre du loch Ness ne serait cette fois plus assez grand pour contenir les flots de touristes, même les jours de vent glacial comme celui que vous pouvez imaginer sur la photo ci dessus.

En attendant les vraies preuves, voici ci dessous en exclusivité ma contribution sous forme de faux témoignage. Cette photo (non truquée)  fera écho à la célèbre photo-montage  de 1934 représentant le monstre du Loch Ness. Le voici donc se libérant bravement de l’emprise de la glace un jour de tempête.

Au milieu de nulle part

ECHOS D’ÉCOSSE N° 19 : AU MILIEU DE NULLE PART

Le monde est grand certes ! Mais l’Ecosse en elle même est déjà très grande, bien plus que une simple carte géographique peut nous le faire penser. Si grande et si riche en « nulle part » qu’on ne sait plus où donner de la tête quand on décide de s’y rendre. Partir au milieu de nulle part devient un parfait objectif de randonnée. Et là, vous pouvez le croire,  il y a le choix, encore plus que s’il s’agissait de vous décider pour  un  tartan écossais au moment de revêtir le kilt  ou encore pour un whisky dans un pub après la randonnée, même si ce pub est lui même situé au milieu de nulle part (Tous ces whiskys!).

Cette sensation de partir au milieu de nulle part a été renforcée cette semaine par le froid mordant qui régnait sur les montagnes écossaises, et particulièrement sur les crêtes battues par le vent sans relâche. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, un petit train à deux wagons de la Scotrail nous dépose à Corrour en plein centre  d’une petite Sibérie. Le prochain train de retour est dans 6h30, nous avons donc un peu de temps pour nous perdre.  Et nous ne le regretterons pas car nous avons découvert un beau « milieu de nulle part », nos rencontres avec les êtres vivants  se résumant à celles d’un lièvre variable, de deux lagopèdes d’Ecosse et d’une harde de biche et cerfs sika.

Deux jours plus tard, optons pour un autre milieu de nulle part  sur la côte ouest des Highlands entre mer, lochs et montagne : Le massif gréseux de Torridon avec ses grands airs de Canada. Magnifique! Non?

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Pas d’inquiétude, je ne compte pas vous déballer ici plus d’images de panoramas s’étendant à perte de vue. Car ce serait sans fin.  Derrière un paysage, s’en cache toujours un autre, parfois encore plus beau.  La succession de lacs aux dimensions démesurées, de tourbières interminables, la configuration des longues vallées souvent très ouvertes (à l’antipode de certains vallées pyrénéennes très encaissées) et la très faible densité humaine des Highlands, font du Nord et du Nord Ouest de l’Ecosse un véritable no-man’s land. « No-man’s land « , enfin, il y avait nous tout de même!