Séjour au Paradis

Nous avons bravé des fleurs menaçantes aux pétales en forme  de faux, nous avons résisté à l’appel  envoutant  de la danse des  ramondes (sirènes des rochers  endémiques des Pyrénées) et du chant de la supposée Rana Pyrenaica (petite grenouille du versant espagnol  pyrénéen),  évité les blessures de chardons aux pointes acérées, nous avons su refusé les mains tendues de ces fleurs suspectes de tant de blancheur. La route des épreuves nous fit   emprunter des ponts suspendus au dessus de l’enfer, gravir les falaises par des passerelles vertigineuses absolument improbables, voguer à la dérive sur un radeau à la surface d’un lac infini, se perdre dans des villages en ruine envahis par une végétation agressive, escalader des murailles à mains nues, traverser des tunnels et  des lieux obscurs à la naissance de la nuit et affronter le célèbre dragon évoqué seulement  dans les récits mythologiques  que jusqu’ici  personne n »avait encore rencontré…

Mais ô bonheur, nous sortîmes indemnes (quelques coups de soleil cependant , il est vrai) et vainqueurs car au  bout de cet itinéraire chaotique et initiatique,  le passage magique s’offrit enfin à nous. Il menait au … PARADIS !

Si nous en sommes revenus de ce paradis, c’est pour une seule raison,  uniquement altruiste vous en conviendrez : Vous informer que le Paradis existe  bien  et vous y emmener une prochaine fois. Il est pyrénéen et il s’appelle Montsec.

Elle n’est pas belle la vie?

A ceux qui penseraient que la randonnée en montagne ne consiste qu’à marcher, détrompez vous! C’est fou ce qu’on  peut pratiquer comme  activités en quatre jours : Des jeux dans la neige, des glissades, des pauses-cafés (ou « ricoré » pour certaines inconditionnelles(oui-oui certaines arrivent avec leurs petits habitudes… et tout lemonde en profite!), de belles séances de contemplations, du ski avec des raquettes, des repas, des observations d’animaux, de bonnes rigolades, des recherches de fragments de squelettes (Et on en trouve, n’est ce pas, mesdames les charentaises?), etc. Entre tout ça, c’est vrai que l’on marche, un peu, beaucoup, des fois à la folie mais toujours passionnément.

Au cours de ces derniers jours à l’occasion du weekend de l’Ascension, nous  avons vu de tout : Des panoramas étendus,des vallées, des sommets, des cerfs, des isards, des marmottes, des rapaces, de la neige, des cailloux, des tapis de fleurs , des pelouses, du ciel bleu, des ruisseaux bavards, des dents de marmottes, des forêts, des sapins en pleine germination, d’immenses galeries creusées par les campagnols et mises à jour avec la fonte des neige, etc. Le meilleur dans tout ça, c’est que l’on ne sait jamais à l’avance exactement ce que l’on va voir quand on part en montagne. Voilà bien tout l’intérêt de la rando, qui ajouté au plaisir de partager ces bons moments avec d’autres personnes (parfois rencontrées par le simple hasard des inscriptions) font de la randonnée en montagne bien plus qu’une activité et de la profession  d’accompagnateur en montagne un des plus beaux métiers du monde.Merci à vous de me le permettre !

Dans le Pyrénées, le printemps, ça a du chien!

P1010503Le printemps s’affirme de toutes ses forces depuis quelques jours. La neige remonte à grandes enjambées, suivie de près par les nombreuses et vigoureuses  érythrones qui peuplent les prairies de montagnes. L ‘érythrone ou dent de chien, surnommée ainsi pour la forme de son   bulbe  est toujours un grand signe prometteur de la belle saison qui s’annonce.

OUAF OUAF YOUPI !!!!

Erythrone

Entre l’homme est le blaireau, qui est donc le vrai « blaireau »?

La pétition relayée quelques articles plus tôt dans cette rubrique et se rapportant à la protection du blaireau  n’a hélas pas abouti.http://www.randocarline.fr/sos-blaireau/ Quelle déception !!! Le massacre du blaireau reste autorisé, même (voire surtout)  en pleine période de reproduction. Le vote du 18 mars dernier  de la loi sur la « biodiversité » semble se résumer à « on continue, on recommence », respect d’électorat chasseur oblige (sans parler de l’autorisation de la chasse à la glu sur les oiseaux). Massacre du Blaireau

MERCI  de lire ce document  :  10 RAISONS QUI DOIVENT CONDUIRE A LA MISE EN PROTECTION DU BLAIREAU D’EUROPE EN FRANCE , en souhaitant que ceux qui ne l’ont pas encore fait prennent  quelques minutes pour signer avec conviction cette pétition.

https://www.change.org/p/royalsegolene-classez-le-blaireau-comme-esp%C3%A8ce-prot%C3%A9g%C3%A9e

Naissance du Ski dans le Val D’Aran

Premières glissades à ski dans les premières décennies du XXème sur les pentes dominant le Pla de Beret , premières compétitions, premières remontées mécaniques dans les années  transformant alors subitement  le paysage en altitude et révolution économique: Voici tout  cela en quelques images.

Ce montage est  réalisé par Manel Rocher, gérant du Refugi Rosta à Salardu , passionné par l’histoire du Pyrénéisme et par celle du Val d’Aran. Il nous mène  du Pla de beret encore sauvage il y a presqu’ un siècle à la  station moderne appelée aujourd’hui  Baqueira Beret.

Vous ne comprenez pas l’aranais ? Ce n’est pas grave, les photos parlent beaucoup d’elles mêmes.

Petit condensé de février

Cette fois ci, notre clin d’œil n’est pas hebdomadaire mais  mensuel . Comme dans  bien des endroits de France et de Navarre, ce fût un février  plutôt curieux, oscillant sans cesse entre le printemps et l’hiver. Les fréquentes chutes de neige ont régulièrement blanchi le paysage de façon éphémère. Car la neige à moyenne altitude, posée soudain sur un sol  peu  préparé, ne tient pas plus de quelques jours. Riche en azote, elle s’avère même un engrais de choix et stimule le retour de la verdure.

Qu’à cela ne tienne, en février, vous étiez venus essentiellement pour la neige,n’est ce pas? Alors, on a optimisé chaque chute de neige. Et  c’est toujours quand elle vient juste de tomber que les paysages sont les plus beaux. Vous savez quand la neige tient encore sur les branches des sapins, quand elle se plaquent sur la moindre barre rocheuse pour donner des sommets uniformément blancs? Et en plus, elle est légère, si légère…n’attendez pas car les sensations dans la poudreuse sont uniques, c’est bien connu.

C’est bien compris? En ces temps de grande variation de températures et de temps, la conclusion est très claire: Sautez dans la poudreuse sans attendre, avant que justement elle ne le soit plus. D’autre part, peut être plus facile à dire qu’à faire : Détoxiquons nous des prévisions météo qui ne sont que des prévisions, avec la marge d’erreur (si flagrante ces dernières semaines) qu’elles supposent. Même si le temps annoncé n’est pas  très engageant, essayons tout de même. Le plus souvent, nous avons de magnifiques surprises, d’autant plus belles que nous en attendions pas tant.  Un ciel qui se découvre et c’est le paradis! La journée nous appartient et tandis que bon nombre de gens sont restés devant le feu de cheminée à jouer au cartes, vous êtes là vous, les rois du monde. Vous surprenez des biches ici, un renard là, étonnés de voir un humain dehors … C’est merveilleux, non?  Je m’emballe, je m’emballe, direz vous? Les statistiques parlent pourtant d’elles mêmes: En dépit des annonces fréquentes de mauvaise météo, je ne me suis jamais mouillée une seule fois, foi de Randocarline!

SOS Blaireau

Randocarline blaire le blaireau et aimerait vous faire partager cela. Merci de lire ce petit hommage à notre mustélidé  jusqu’au bout.

Randocarline appelle à la protection du blaireauBlaireau

Une consultation des habitants des Hautes Pyrénées avait été ouverte par la préfecture en 2013 concernant la vènerie sous terre du blaireau dans le département (nous vous  l’avions transmise par ce site). Résultat, la chasse au blaireau continue.  Classé « nuisible » depuis 1988 en France, il est protégé dans divers pays européen. Accusé à tort comme vecteur de la rage, il a été persécuté durant la seconde moitié du vingtième siècle. Il a disparu d’une partie de son aire de répartition naturelle du fait de la chasse et du piégeage. La destruction et la dégradation de son milieu naturel sont également des facteurs de la diminution des populations.

Le blaireau est donc une espèce patrimoniale devenue fragile qui tient pourtant  un rôle important dans la chaîne alimentaire. Omnivore, il  mange aussi bien des lombrics (jusqu’à 100 kg par an pour un seul animal) que des taupes, petits rongeurs, insectes, champignons, plantes herbacées, œufs d’oiseaux qui nichent à terre, fruits, graines, nids de guêpes (leur piqûre est inoffensive sur son épais pelage). Un chercheur a trouvé 160 guêpes dans une crotte de blaireau. Il s’agit donc d’un régulateur de populations diverses  qui devenant  trop nombreuses, peuvent s’avérer un fléau pour l’homme.Le blaireau est tout simplement … utile !

Alors, pourquoi tant de haine? Parce qu’il sent mauvais? C’est bien vrai,  mais on ne vous demande pas d’en faire un animal de compagnie. Parce qu’il est noir et blanc et que vous êtes raciste? ( Mais vous êtes raciste pour son blanc ou pour son noir)? Parce qu’il mène une vie nocturne? (C’est sûrement un bon moyen de ne pas rencontrer trop d’humains). Parce qu’il fait des terriers? En tout cas, sûrement pas dans votre jardinet car il nécessite d’une grand surface souterraine pouvant aller jusqu’à 2000 m2. Parce que se faire traiter de blaireau n’est pas flatteur? Cet animal n’a pourtant rien d’un crétin et ne tombe heureusement pas facilement  dans les pièges qu’on lui tend.   A moins que ce ne soit que par pure méconnaissance de cet animal si discret? Sûrement…

N’est il pas temps d’appliquer le fameux  principe de respect de la biodiversité, une expression  à la mode que l’on emploie désormais à volonté, sans forcément s’en  donner les véritables moyens?

Merci pour votre signature: https://mail.google.com/mail/u/0/#inbox/1528d3edfbc78852

Dame Neige s’amuse bien

Dame Neige fait bien ce qu’elle veut ,
Quand elle veut!
Aux prévisions neigeuses de Météo France,
Elle affiche pure insolence…

 

Espèce en voie d’extinction,

Rabâche la télévision,

Faisant pour les Pyrénées,

Pure anti-publicité.

Un hiver printanier,

Ça alimente  le sujet,

Tout cela  tombe juste à point

En ces temps de Cop 21

 

Dame Neige s’amuse bien.
Quand elle tombe le matin,
Elle fond dans  l’après midi
Pour mieux revenir  la nuit.
Elle change ainsi les couleurs,
Apporte froid puis chaleur,
Redessine les paysages,
D’un coup de pinceau volage.

 

Au cours de nos randonnées
Y’a pas de quoi s’ennuyer.
C’est le côté sympathique
Du réchauffement climatique
Je comprends  votre grimace
Qui bien sûr a toute sa place.
Mais contre la catastrophe,
Pourquoi pas ces quelques strophes?

 

 

Rando au pays des contes

A tout moment, attendez vous à voir surgir des lutins de leur grotte magique, à croiser des elfes étonnés de nous voir pénétrer leur univers.

Hier, nous avons eu la chance de ne pas rencontrer la sorcière de ces lieux et nous réjouissons en revanche des bienfaits de la fée d’Asque. D’un coup de baguette, elle  a chassé loin de nous les brouillards matinaux, nous permettant de  mieux apprécier cette « Petite Amazonie » (ainsi nommée par les humains vivant aux alentours) et plus haut, les vastes pâturages si riche des Baronnies.

La neige, ce n’est pas ça mais….

… l’enthousiasme est bien là!  Entre les belles balades  presque printanières et les quelques itinéraires où nous pouvons toute de même  profiter de la neige, les vacanciers de cette fin d’année 2015  s’adaptent aux conditions météo Tout le monde s'affaireexceptionnelles.

Ainsi, par exemple,  c’est dans dans la bonne humeur que enfants et adultes  mettent en pratique leur tendance  créative, leur  ardeur au travail (pour des personnes pourtant en vacances!) et leur esprit d’équipe  pour réaliser rapidement un (petit) igloo. Moment bien sympathique!

La Pause Igloo