Prémices de l’hiver pyrénéen

Voici un article venant faire écho au précédent : Après l’automne dans les Pyrénées, voici  les prémices de l’hiver pyrénéen. Au rythme ou nous allons, je vous parlerai bientôt de l’arrivée du printemps pyrénéen…  Mais non, autorisons nous un arrêt sur image et osons croire que le froid et la neige ne font que commencer à s’installer.

Prémices de l'hiver pyrénéen

Nous avons tous été surpris par l’arrivée de la neige bien qu’elle ait été annoncée. Pique-niquer un jour au sommet en tee shirt et imaginer que demain, vous chausserez les raquettes à neige, c’est presque nager dans le surréalisme. Et pourtant, la vallée du Louron s’est effectivement réveillée ce weekend  dans le grand blanc. Blanc donc, du sol au plafond, avec des chutes de neige légères mais continues tout le long de la journée dominicale. Les prémices de l’hiver pyrénéen sont bien là. Le temps a subitement changé et  métamorphosé notre  paysage alors qu’en même temps, nous changions l’heure d’été pour l’heure dite « d’hiver. Autant  dire que nous avons changé de tempSS et  notez que ce mot temps est au pluriel . Cette confusion entre tous ces temps n’est pas d’ailleurs pas forcément fortuite. Le temps qu’il soit météo ou chrono est celui qui nous rattrape, celui que l’on ne peut pas empêcher, celui qui rythme nos vies. Il nous indique le tempo à la façon d’un métronome. Le temps s’écrit avec un s car il est tous les temps. A nous de prendre le temps qui vient, de nous l’approprier.

Ici, on montagne, on vit avec son temps. Hier, nous nous promenions  encore sur les chemins caillouteux, aujourd’hui nous progressons à pas feutrés dans la neige fraîche. Pas encore de quoi chausser les raquettes me direz vous, mais laissons le temps au temps, comme le dit cette expression célèbre et plutôt rassurante. La première neige tombée en haute montagne viendra accueillir de nouvelles couches  pour constituer petit à petit un manteau neigeux. Plus bas, elle fondra pour revenir ensuite car n’en sommes qu’aux prémices de l’hiver pyrénéen. Prenez le temps de vous préparer…

L’automne dans les Pyrénées

Presque un mois sans donner de nouvelles, sans vous écrire, ne serait-ce qu’un petit article, quel scandale! Et pourtant, je n’ai cessé de penser à vous, amis lecteurs, ou plus précisément amis randonneurs. L’automne dans les Pyrénées est pour un accompagnateur en montagne une saison chargée, vous allez le comprendre.

Saison chargée? Certes pas en raison du  grand nombre de randonneurs qui sillonnent les montagnes actuellement bien que quelques uns ont l’heureuse curiosité de s’attarder à l’automne dans les Pyrénées  parfois même jusqu’à novembre. Je les remercie au passage de venir se plonger dans cette ambiance unique presque indéfinissable.  Sérénité me paraîtrait un bon mot pour dépeindre cette saison, bien que cela pose un petit « problème » au  regard de son étymologie.  Sérénité venant de Serenitas, sécheresse en latin, voici que l’impression que je voudrais vous faire ressentir n’y est pas du tout. L’effet du mot tombe à l’eau, quel comble …  Mon professeur occasionnel de lettres classiques, randonneur assidu des Pyrénées avec qui nous causions récemment  des racines grecques et latines des mots toponymiques et autres mots courants , aurait-il une petite idée de la dérivation du sens de sec à celui de serein? Parce que c’est quand même pas pareil!  N.B : Rassurez-vous, cette petite compensation de mes profondes lacunes en langues latine et grecque (j’ai pris d’autres options au lycée) n’est heureusement qu’un infime volet de nos conversations, globalement pas vraiment sérieuses. 

Voici que, parlant sécheresse,  cet article dérive sur la météo, comme si les multiples bulletins donnés sans arrêt sur toutes les chaines de télévision, de radio et sur  les différents sites internet ne suffisaient pas. Ce sera court :  La météo d’aujourd’hui est tout simplement parfaite, parfaite pour randonner. Un peu de pluie récente semble avoir revigoré les terrains assoiffés lors du mois  d’août. C’était nécessaire, il a même neigé à partir de 1900m le weekend dernier!  Mais nous avons actuellement le plus souvent des journées sereines, entendez non pluvieuses et avec un hygrométrie plutôt basse  (Ah… 💡 mais le voici peut être donc le lien entre sécheresse et sérénité) et même très largement ensoleillées. Les ciels purs et magnifiques, les couleurs mordorées des estives et  des forêts, la fréquente apparition des isards qui daignent descendre à présent  des cimes,  refuges de fraîcheur où ils sont restés cantonnés tout l’été, le calme-presque-plat du côté  marmottes, les torrents  exubérants du printemps devenus de petits ruisseaux chanteurs en enchanteurs, et personne ou presque sur les sentiers: C’est comme ça l’automne dans les Pyrénées ! Génial!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mais revenons à  cet automne plutôt bien occupé, vous disais-je.  Oui, comme évoqué au début de cet article, ça ne chôme pas. Je pense à vous et cela m’occupe beaucoup : Je vous prépare soigneusement de jolis petits circuits à la journée, à la semaine, à la carte, au menu,  pour l’hiver qui s’annonce, pour le printemps  et l’été qui suivent, et même pour octobre 2019 (Vous comprendrez mieux alors ce qu’est l’automne dans les Pyrénées quand vous y serez)! Je me balade pour vous, dans l’idée de vous faire découvrir de nouveaux itinéraires, de nouveaux massifs et même de bons plans au niveau hébergement. Vous trouverez ça bientôt en ligne 🐟  . Il suffira d’aller à la pêche aux infos.

Isard

L’Isard, cette jolie bête gracile que l’on observe régulièrement dans nos Pyrénées est sûrement moins connue sous son nom scientifique Rupicapra Pyrenaica. Des connaissances même  sommaires en latin nous permettent rapidement de retrouver la signification étymologique et très logique de cette appellation : « La chèvre des montagnes des Pyrénées », cela colle comme un gant à notre animal, fascinant grimpeur dans les barres rocheuses. L’espèce   « Rupicapra » se décline en trois sous espèces en France, que sont le chamois des Alpes, l’isard des Pyrénées et le chamois de Chartreuse. L’isard s’avère un peu moins charpenté que ses cousins alpins , sa robe d’été plus rousse.

Mais pourquoi vous parler soudain de l’isard? Alors ça, c’est tout une histoire! Celle de Gilles et Gilles  qui se rencontrent un jour en montagne lors d’une belle randonnée luchonnaise. Ils rencontrent aussi Nathalie qui se joint à l’équipe puis Nathalie (oui, une autre) mais bien plus récemment. C’est le début d’une amitié pyrénéenne.  Notre petit groupe se retrouve de temps en temps pour parcourir le splendide massif luchonnais, venant chercher de beaux paysages, une ambiance montagnarde, de chouettes moments partagés et la rencontre avec … l’isard. Ils trouvent tout cela, enfin presque car sur le dernier point , ça pêche. Notre ongulé n’apparaît  jamais, tout simplement ! Imaginons nos trappeurs en pleine tentative d’approche , sillonnant les massifs de long en large,  scrutant les crêtes et les pentes à tout instant, espérant une silhouette cornée à chaque détour du sentier, se dissimulant derrière les rochers pour surprendre la bête à tout instant, se déguisant même en buissons de rhododendrons fleuris. Mais rien n’y fait, pas même la ruse. L’isard laisse bien ici ou là quelques crottes, quelques empreintes sur le sol humide par provocation mais reste dissimulé.

crottes d'isard

C’est bizarre, un isard, c’est quand même pas rare ! Par le plus grand des hasards, les Gilles-et-Nathalies rencontrent alors un jour Caroline (celle qui écrit ces lignes). Elle  leur promet monts et merveilles sur de nouveaux itinéraires,  isards inclus, et patati et patata…  L’espoir renaît alors. De mon point de vue, c’était sincèrement sans savoir la difficulté à tenir une telle promesse. Me voici finalement  face à un véritable défi! Il n’est pas dit qu’ apercevoir un isard est un exploit mais rappelons-nous le le contexte exposé au chapitre précédent. Il m’arrive certes très souvent de rencontrer des isards mais  sans les Gilles-et-Nathalie (autant vous préciser combien je pense alors à eux).Toutefois, un jour, après moult pérégrinations luchonnaises, ce fût le miracle que l’on attendait plus. Un beau dimanche de septembre 2018, alors que nous étions absorbés par le franchissement des derniers obstacles  de la crête, l’apparition de 5 isards couronna notre arrivée royale au sommet. En chair et en os et même bien dodus en cet fin d’été, plus préoccupés à ruminer qu’à nous regarder les regarder,  extrêmement sereins, ils étaient là !!! . L’isard luchonnais n’avait pas enfin pas plus peur d’un Gilles que d’une Nathalie. A quand la prochaine pour une véritable harde cette fois?isard

Montagne de rencontres

La montagne n’est pas seulement un monde coloré par les fleurs, les lumières du ciel, les roches, les papillons ou les oiseaux. Elle n’offre pas seulement des lieux extraordinaires, mais aussi de beaux instants. Car elle est une montagne de rencontres et c’est cette dimension qui la rend si précieuse :  On se retrouve devant un panorama extraordinaire, on se régale ensemble d’un délicieux pique-nique au sommet, on s’exclame d’une même voix de la beauté des choses, on s’amuse de pas grand chose,  on  se raconte parfois un peu nos vies , ma foi des fois très différentes. On broute ensemble de la même herbe (cette remarque concerne évidemment et exclusivement les herbivores comme les beaux chevaux Mérens visibles  dans les photos suivantes), on rumine d’un même mouvement de mâchoires coordonnées. Plutôt  qu’une allusion à des amertumes partagées que l’on ressasserait , comprenez là qu’il s’agit là encore tout simplement  d’herbivores, de vaches en particulier, accomplissant leur gymnastique stomacale quotidienne au même moment dans la contemplation partagée d’un superbe paysage. Déjà évadés dans la montagne pyrénéenne, écossaise ou alpine, nous humains nous envolons  encore plus loin dans des songes communs, dans des mondes de rêve, dans des rêves de nouveau monde ou  parfois dans les projets qu’on échafaude ensemble pour les saisons prochaines. Comme si le présent ne nous suffisait pas, comme s’il fallait se rassurer qu’on continuera bien ensemble nos expériences montagnardes magiques.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mais revenons en à nos moutons et à notre  Montagne de rencontres pour vous emmener à un rendez vous  préparé spécialement pour vous dans  un joli col des Hautes Pyrénées. Nous nous sommes levés de bonne heure,  il est donc encore tôt en ce tout début de journée quand  nous rencontrons Francis, le berger qui lui pourtant termine son premier travail matinal auprès de son troupeau. Ses brebis et son chien le devancent à notre point de rencontre. Et c’est dans la musique joyeuse  des sonnailles de ses bêtes qu’il entre en scène, sa silhouette se découpant parfaitement sur la crête. Je vous présente Francis, une personne pleine de gaieté sachant aussi  bien parler de lui, de son travail, de sa passion pour ses moutons ( et de bien autre chose) que s’intéresser à vous. Ses paroles, son optimisme, son humour amènent vite le sourire puis le rire. On se sent bien là à l’écouter,  Francis,  à échanger sur des sujets que vous n’auriez peut être pas imaginés auparavant. Vous ne découvrez pas seulement un métier, mais tout un univers.  Vos pensées vagabondent,et  dans ce beau décor, vous voici presque envolés. Les paroles sont libres et se dissolvent dans la brise  sans que les gens des vallées n’en aient eu le moindre écho. Pourtant,  de belles choses ont été dites, et il est peu probable  que vous les oubliez toutes une fois rentrés à la maison.

La montagne est une belle terre de rencontres, elle nous offre une montagne de rencontres magnifiques.

Montagne en famille

Parcourir la montagne en famille, n’est ce pas une bonne idée? Une idée de vacances un peu éloignée de celle de la typique semaine plage mais où l’aspect ludique ne manque pas pour autant. L’un n’excluant pas l’autre,   pourquoi pas  la mer puis la montagne ou vice versa pour les vacances? Après les vagues, les cascades ou remous des torrents. Après les crabes, les grenouilles,  tritons ou  truites sans parler des isards et des marmottes. Après les baignades, les jeux d’eau avec Lobo (Notre célèbre chien pour ceux qui le méconnaissent encore). Après les châteaux de sable, les glissades dans la neige. Après les promenades sur la côte, les randonnées sur les crêtes. Après les nuits en camping avec piscine, les refuges près des lacs encore partiellement enneigés. Et puis j’en passe car la montagne en famille c’est une super expérience dont « je me rappellerai toute ma vie »,  dixit notre petit héros de la rando au cours de cette semaine. Du haut de ses  10 ans, le cadet de notre petit groupe et son frère de 12 ans ont particulièrement apprécié leurs  chances de découverte de l’univers grandiose qu’est la montagne.  Ils ont su  profiter de tout ce que la montagne peut  apporter.  Bravo à eux, ainsi qu’à  leur frère et sœur attentionnés et à leur parents déjà préalablement convaincus des bienfaits de la montagne en famille.

C’est donc sincèrement que je vous remercie, vous super  « petite » famille venue d’Anjou il y a 5 ans et revenue cette année pour un nouveau périple en montagne.  C’est un véritable plaisir de vous avoir accompagné tous les 6 dans cette aventure. Prête à recommencer dans 5 ans .. ou avant.

Luchonnais

Luchonnais, c’est un adjectif certes. Il se rapporte à Bagnères de Luchon ou Luchon pour les intimes. Mais entendez surtout « Le Luchonnais », en tant que nom d’un massif majestueux, relativement peu étendu mais où il y a tout!

Luchonnais

Boums de Vénasque

Luchonnais

Maladetta

Le Luchonnais, c’est pour commencer  une frontière aux reliefs très découpés qui, en randonnée, rendent la plupart des passages vers l’Espagne périlleux. De cette frontière, on contemple le must. Ainsi, par exemple,  le massif de la Maladetta incluant le Pic d’Aneto (point culminant des Pyrénées) dévoile le glacier de sa face nord à ceux qui atteignent les sommets frontaliers.

Le Luchonnais, c’est aussi un monde sauvage  même s’il côtoie parfois des itinéraires fréquentés par les randonneurs  et célèbres depuis trois siècles.  La raideur de certaines pentes auxquelles s’accroche la forêt tant qu’elle le peut, la présence de nombreuses barres rocheuses, les névés encore particulièrement présents en cette fin juillet,  et enfin tout simplement la méconnaissance de ces nobles endroits par le randonneur de passage semblent être une explication du fait suivant: Le Luchonnais est un magnifique écrin qui renferme des petits coins du  monde oubliés par l’homme. Par l’homme en général , vous dis-je , mais certainement pas par les isards ( peu visibles ces derniers jours certainement à cause de la chaleur omniprésente),  ni par les marmottes, par  le Gypaëte et autre rapaces. A ce propos, nous y avons clairement vu avant-hier un busard saint-martin à 2400m, peu habituel à cette altitude.   Et puis, dans cet hommage au Luchonnais, n’oublions pas les merveilleux lacs couronnant la beauté de ces montagnes.

« Jamais encore rien vu de aussi beau dans ma vie », a dit Maël avant que nous n’atteignons le refuge. La route fût dure pour y parvenir certes, mais dans les souvenirs de ce périple, le souvenir des efforts et des ampoules aux pieds d’estomperont vite. La mémoire des paysages devrait rester longtemps.

Luchonnais

Montagnette

Des Vosges aux Pyrénées

La semaine passée, consacrée à un groupe de randonneurs vosgiens, a été l’opportunité d’une belle rencontre entre les Vosges et les Pyrénées. Qui a dit que seules les montagnes ne se rencontrent jamais? Il semble que les deux massifs se soient retrouvés unis durant ces quelques jours. Nos discussions ont tellement mis  en évidence des points communs en terme de végétation, de faune, d’architecture, de tradition et même parfois, de paysages qu’on ne savait parfois parfois plus si nous situer, des Vosges aux Pyrénées. Un petit test, cette image est-elle prise dans les Vosges ou dans les Pyrénées?

des Vosges aux Pyrénées

Vosgien ou non,  pyrénéen ou non, tout le monde peut jouer!

Certes, les altitudes s’avèrent dans les Pyrénées bien plus élevées que dans les Vosges, le minéral y est beaucoup plus présent, et la neige en ce début d’été recouvre encore ici une bonne partie des hauts sommets (surtout cette année) alors que la verdure est omniprésente chez nos amis. Malgré ces différences notables, le slogan du département  « Je vois la vie en Vosges » laisse à penser que la vision vosgienne n’est, ma foi, pas fondamentalement différente de la vision pyrénéenne. Vous Vosgiens qui êtes venus (de loin) « voir la vie en Pyrénées », n’étiez pas si dépaysés. Entre nos montagnes  ,existe un même socle culturel, celui d’une culture montagnarde dont on retrouvera des aspects dans bien d’autres montagnes d’Europe  ou même d’au delà.

Bravo à vous les vosgiens d’être venus apprécier les particularités pyrénéennes . Et voici même ma curiosité soudain suscitée envers le massif des Vosges. Des Vosges aux Pyrénées, un lien a commencé à se tisser. Allez, je vous le concède, les montagnes ne se rencontrent jamais à moins d’un cataclysme, mais cette semaine, c’était un peu tout comme. Mais non pas tout comme un cataclysme, plutôt comme de beaux échanges.

Et Merci Gérard nous  a fait le plaisir de nous faire écouter le son du cor des Alpes.**

**Comme on peut le retrouver pour des noms de fleurs, le sens de « Alpes » ne désigne pas forcément le bel arc alpin européen si célèbre.D’origine latine, son sens premier est celui de montagne ou chaîne de montagnes.

 

Retour aux Pyrénées

L’Ecosse est désormais une parenthèse refermée, c’est le retour aux Pyrénées. Un retour aux Pyrénées non chômé car depuis,  la randonnée en montagne bât son plein. Deux magnifiques séjours dans les Pyrénées espagnoles, voilà qui remet dans le bain. Précisons tout d’abord qu’ils ont été marqués par le retour du soleil et à ce sujet, la question reste posée : Qui l’a fait revenir?  Serait-ce  le beau soleil ramené d’Ecosse sachant qu’il continue d’y  rayonner sans relâche depuis presque 2 mois (29 d° annoncé aujourd’hui au centre du pays!)? Ou serait-ce le soleil pyrénéen que les vendéens se succédant sur ces deux dernières semaines ont su libérer enfin des nébuleuses accrochées à nos montagnes depuis des semaines et des semaines…

Pour le retour aux Pyrénées de notre cher soleil, ce fût  une fête de la randonnée dans les magnifiques paysages de Ordesa et de ses environs. Mais comme d’habitude avec vous, chers vendéens, ce fût aussi une fête de l’amitié,  de la détente et de la bonne humeur. Encore merci à vous d’être venus et revenus cette année. Mon  retour aux Pyrénées s’est fait grâce à vous au beau milieu d’une belle pelouse fleurie et ensoleillée. Mon plaisir de retrouver nos  belles montagnes s’en est retrouvé sublimé. Je n’oublie pas et n’exclus les quelques non vendéens  de ces deux groupes qui se sont joints à vous et qui ont  amené leur touche dans la bonne ambiance. Et merci aussi à Christine, super collègue très appréciée par tous!

Magnifiques fleurs de printemps, cascades abondantes, arc en ciel  persistant toute la longueur d’une matinée, majestuosité du canyon d’Ordesa, montagnes encore bien enneigées en cette fin de printemps , etc, sont des images marquantes de ces deux semaines espagnoles. Que de beauté. Perdurons notre tradition de séjour de juin. A l’année prochaine, vous de Challans, ( et de de Bordeaux et de Charentes) !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Printemps écossais

ECHOS D’ÉCOSSE N° 26 : PRINTEMPS ÉCOSSAIS

Le printemps écossais vient terminer en beauté cette longue série des échos écossais commencée en septembre dernier, et ce sont de vrais échos ensoleillés. Le mois de mai est certainement en Ecosse l’un des meilleurs pour visiter ce beau pays. La neige a définitivement laissé place à la verdure, les longues journées sont agréables et offrent la possibilité de magnifiques randonnées. Les midges (petits moucherons très désagréables) n’ont pas encore fait leur apparition et la saison touristique n’en est encore qu’à ses débuts, ce qui présente de nombreux avantages. Le soleil est devenu bien généreux et chaleureux, si bien que les écossais ( peu frileux de toute façon) s’empressent de revêtir les shorts et les tenues légères. Autrement dit, et comme vous le confirmeront les autochtones, le printemps écossais, c’est l’été. Juillet et août ont en revanche plutôt mauvaise réputation en terme de pluviométrie…

Une joyeuse petite équipe de randonneuses venues de France viennent de faire la belle expérience du printemps écossais où l’emploi de la crème solaire n’a pas été une blague. Un jour de brouillard sur 10 jours, ma foi, c’est acceptable pour un séjour de randonnée en Ecosse, non? Cela permet même de faire une coupure, de profiter de l’ambiance d’un pub par exemple, de visiter un château ou une distillerie. Oui, nous avons fait tout ça en plus d’arpenter les montagnes et de bien s’amuser. Merci à vous Nathalie, Marie Pierre, Marie Paule, Martine et Catherine : Votre participation au séjour écossais a apporté une belle cerise sur le gâteau , juste avant mon retour dans les Pyrénées.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Quittons aujourd’hui l’Ecosse dans l’ambiance des Highlanders Games qui rappellent les jeux de force basques de nos Pyrénées. En ce jour de printemps écossais radieux, vous retrouverez dans les images suivantes quelques « clichés » de l’Ecosse. Les parades au rythme du tambour et de la cornemuse, le kilt en tant que vêtement des grandes occasions ne sont pas ici présentés pour les touristes venus chercher les images qu’ils attendaient. Ces traditions qui se perdurent font tout simplement partie d’une culture que les écossais n’ont pas l’intention de laisser perdre. Et le printemps écossais est le moment idéal pour les exprimer.

 

Ils sont partout

ECHOS D’ÉCOSSE N° 25 : ILS SONT PARTOUT

Mais de qui parle t-on ? Eh bien des moutons ! Ils sont partout en Ecosse, dans les montagnes, dans les collines, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, dans les près, dans les villages, sur la route parfois, à proximité des villes et même en pleine ville si l’on parle des étoffes prestigieuses comme le tartan ou encore le « Harris Tweed  » produit par les filatures des Hébrides Extérieures.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Figurez vous qu’en ce dernier mois, la population ovine en Ecosse a plus que doublé. Les naissances innombrables d’ agneaux ont progressé de pair avec le reverdissement du pays. Une majorité de brebis ont donné naissance à deux petits, et il n’est aucunement rare de voir des triplés. Ils sont partout les agneaux ! En ce début mai, ils commencent à s’écarter prudemment de leurs mères entre deux tétées, à s’initier aux cabrioles et aux repas végétariens.

Ils sont partoutIls sont partout, vous dis-je. L’Ecosse est une terre de prédilection pour les insomniaques  car  quoi de plus soporifique que de compter  jusqu’à 6,8 millions  (chiffre 2016. Bien vu ! Il y a en Ecosse plus de moutons que d’habitants!). A se demander si compter les moutons n’est pas une suggestion écossaise avant tout . Il faut dire que quand la durée du jour surpasse les 18 heures en juin au Nord d’Inverness, il faut peut-être apprendre à s’endormir… .

Mais revenons à nos moutons. Parmi les différentes races écossaises, citons la  plus répandue dans les Highlands,  la Scottish Ils sont partoutBlackface . Celle ci, représentée ci-contre (en photomouton) s’avère particulièrement adaptée aux endroits humides, pauvres en végétation et  battus par des vents froids en hiver : La race parfaite pour les Highlands . Ressemblant  fortement  au mouflon, le mâle et la femelle ont des cornes, des jambes et une tête noire. Notre mouton des montagnes,  vivant toute l’année à l’extérieur sans voir fréquemment le berger en dehors des périodes d’agnelage, s’avère particulièrement  assez difficile  à approcher.

Bien que la laine soit encore exploitée ( notamment celle très fine de la race Shetland), l’élevage ovin écossais vise principalement la production de viande. Le Royaume-Uni est le troisième exportateur mondial de viande ovine  après la nouvelle Zélande et l’Australie. On comprend mieux pourquoi, en Ecosse, ils sont partout, ces moutons.