Les chemins verts

Après les chemins noirs et les chemins blancs, comment ne pas titrer ce nouvel article « les chemins verts ». Facile. Trilogie oblige mais pas seulement. Car à  vrai dire, rien de plus à propos en ce tout début de printemps que de vous montrer les chemins verts et rien de plus opportun  en cette période d’inquiétude que de vous parler d’espoir. Le vert, symbole d’espérance, nous mène vers la saison radieuse. Il est associé à la générosité de la nature, au retour des feuilles et de l’abondance végétale. Viennent en même temps les  fleurs qui donneront plus tard des fruits,  puis des graines. Le vert est la couleur de l’éternel recommencement, c’est le début d’un cycle plein de vie.

Alors pour moi,  car j’ai cette chance, pas question de perdre  mon heure verte autorisée par jour. Et c’est comme ci ce court temps de sortie autorisé en cette période de confinement prenait  une  saveur exacerbée. Les chemins verts sont devenus le cadeau quotidien. A quelques centaines de mètres  de la maison , on découvre et redécouvre des trésors aussi fabuleux que  les odeurs printanières, les lumières filtrées par les feuillages naissants, les cascades en pleine euphorie, les  premières fleurs de sous bois, le réveil des fourmis. Chaque jour, c’est un nouveau spectacle.

A défaut de pouvoir partager avec vous ces promenades sur les  chemins verts de façon plus concrète, je vous fais parvenir de délicieuses senteurs de la terre quand tombe la pluie, ainsi que celle des premiers champignons.  Laissez-vous aussi bercer par le gazouillis des passereaux ou  le roucoulement de la tourterelle :  Oui, la voici revenue par ici, tout comme le rouge-queue noir  qui continuera à remonter vers les cimes tout au long du printemps.  Je vous transmets le bonjour du grand cerf qui se prépare à tomber ses bois et de  l’ensemble des animaux de moyenne montagne ayant repris leurs aises. Le silence de la vallée et le confinement  des humains intra-muros a élargi leurs domaines habituels ; La place ne leur manque pas et l’herbe non plus.

Que ce petit article puisse  amener un peu de verdure à vous qui n’avez  pas accès aux chemins verts et qui en avez grand envie. Tenez bon, on pense à vous.

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Les chemins blancs

En écho à l’article précédent penchons nous aujourd’hui sur les chemins blancs. En particulier sur ceux de la Cerdagne . Ce sont ceux là qui ont clôturé la saison d’hiver (avortée par la force des choses) de Randocarline.

Et vous pouvez le croire, il s’agissait bien de chemins blancs. La neige encore largement présente sur les Pyrénées orientales à la mi-mars nous a permis de vivre un bon petit séjour raquettes où cette pratique va tout simplement de soi en hiver : Des terrains doux, un épais manteau neigeux, des bassins lacustres très ouverts parfois boisés et souvent très panoramiques.

Les chemins blancs, ce sont ceux que nous nous sommes faits dans la neige, ceux que nous décidons, ceux qui impriment  nos caprices de passer de ce côté d’un lac glacé plutôt que l’autre, de vagabonder d’un vallon à un autre encore plus beau, de s’enfoncer dans la forêt de pins à crochets au hasard de nos envies. Les chemins blancs , ce sont  ceux qui attestent  les allers et venus des chevreuils, des mouflons, des écureuils,  des cerfs et des isards ayant erré dans ces mêmes lieux quelques heures avant nous. Nous avons même aperçu ces animaux.

Les chemins blancs ne sont pas seulement ceux qui nous ont menés dans  les somptueux paysages des plateaux d’altitude cerdans et qui nous ont fait découvrir de magnifiques massifs montagneux, ce sont aussi ceux qui restent imprimés dans nos esprits. Ce sont ceux qui nous restent là, dans nos cœurs, dans notre vie, dans nos rêves éveillés. Ils  laissent après eux de jolis sillons de bonheur.

Merci à Philippe qui a su capter quelques uns de ces moments et qui nous transmet les photos suivantes. Merci à vous, participants à ce séjour qui avez apprécié les chemins blancs de Cerdagne. Et que tous ceux qui vivent actuellement difficilement le confinement auquel nous devons tous nous résigner pensent et repensent au bonheur simple que les hivers enneigés nous redonneront un de ces jours futurs.

Les chemins noirs

Les chemins noirs n’ont pas à voir avec le manque de neige. Actuellement au contraire, nos chemins déneigés ont osé depuis quelques temps leurs premières fleurs et s’égayent au fur et à mesure des jours. Bravant février et le retour du froid possible, hépatiques potentilles érythrones tussilages et gentianes printanières sont déjà là.

Les chemins noirs, c’est tout autre chose. C’est  l’expression de Sylvain Tesson désignant les chemins anciens et oubliés de notre pays, ceux que la modernité avec ses routes, ses autoroutes, ses ronds points, ses voies ferrées, ses couloirs aériens, ses villes tentaculaires, ceux donc que la modernité et son mode de vie a amputé et abandonné. Les chemins noirs , c’est ainsi le titre du récit de son épopée piétonne sur une diagonale Sud-Est/Nord-Ouest de la France*. Tout en suivant les vestiges d’une ruralité ancienne, l’auteur les confronte au monde d’aujourd’hui. Il rencontre, il commente, il ironise, il philosophe, il se joue des contrastes. La marche invite à la pensée. Et nous, parcourant avec l’auteur les chemins noirs, nous nous y perdons aussi, dans ses pensées et dans les nôtres. Nous avons envie de vivre aussi cette anti-course contre le temps. Marcher juste pour être là au moment où nous y sommes,  pour mieux ressentir l’épaisseur du temps, pour voir ou surprendre ce qui se présente sur les chemins noirs au moment où nous y passons, pour prendre du recul sur notre époque et sur nous-mêmes.

En montagne dans les Pyrénées, nous aussi avons  nos chemins noirs : Les chemins qui reliaient les villages, ceux  qui menaient  aux champs,  aux prairies, aux estives, aux mines, à la forêt, aux lieux sacrés. Ceux qui basculent d’une estive à une autre, d’une mine à une autre. d’un côté à l’autre de la frontière. Il en est de ceux-là que nous retrouvons un jour par hasard ou à force de recherches et dont nous nous plaisons à détecter le cheminement. C’est captivant. Souvent, ils « se perdent »; car depuis longtemps ils ne sont plus utiles, ne correspondant plus à notre organisation d’aujourd’hui. Toujours, ils nous plongent dans une époque révolue et nous imaginons le temps où ils étaient méticuleusement entretenus, empierrés et très fréquentés. On comprend alors à quel point la montagne grouillait de bergers, de vachers, d’animaux domestiques, d’enfants, d’adultes, de marchands, de contrebandiers, de marcheurs libres. Tous à pied!Les chemins noirs

Si je vous parle aujourd’hui des chemins noirs, ce n’est pas seulement parce que je viens d’achever la lecture agréable du livre déjà cité et veux  la  partager avec vous . C’est  aussi pour vous inviter au voyage sur ces itinéraires  encore présents dans nos montagnes. Contrairement à l’appellation de Sylvain Tesson peut faire penser,ils  nous offrent de beaux moments de bonheur et de liberté.

  • « Sur les chemins noirs » Sylvain TESSON, éd Folio

La neige est partie

La neige est partie, là voici retranchée en altitude. L’hiver n’aurait-il duré que deux semaines en 2020? La petite princesse des neiges en photo ci-dessous, Petite princesse des neigesmontée au Pic de Soulit il y a maintenant dix jours (400 mètres de dénivelée à 6 ans et demi et   tout sourire : Chapeau à elle!) aurait-elle profité des dernières neiges de la saison en  moyenne montagne ?

 

L’avenir nous répondra, nos questions n’ont pas de réponses pour l’instant et les « Mais oui, il va reneiger » ou « C’est fichu pour l’hiver » ne sont fondés que sur des illusions ou désillusions. Coquine et imprévisible comme  on la connaît, la neige est partie aujourd’hui mais reviendra peut être en mars à la période des giboulées ou … en avril. Pourquoi pas même en février? Nous ne sommes qu’au milieu du mois, après tout.

La neige est partie, se lamente-t-on dans les vallées, dans les bistrots, dans les chaumières, dans les commerces. Cela finirait même pas être agaçant voyez-vous. Rangeons nos mouchoirs.Les bobos économiques de la vallée sont certes réels, mais peut être futiles par rapport aux conséquences que cela peut engendrer sur tous les êtres vivants de nos écosystèmes, par rapport aux réelles catastrophes humaines liées au réchauffement climatiques en d’autres lieux de la planète. Non?

Alors question rando, restons positifs car pessimisme ne rime pas avec Randocarline. Notre montagne est encore bien en place, les paysages ont toujours de quoi vous réjouir . Nos mammifères tels que cerfs, chevreuils et isards bondissant s’en donnent à cœur joie dans les versants reverdissant! (répétez cette phrase plusieurs fois sans begayer svp)

La neige est partie, prenons en notre parti et passez de bonnes vacances!

La neige est partie

Des nouvelles de la neige

En réponse à vos questions ou simple préoccupations, voici des nouvelles de la neige dans les Pyrénées centrales.

Le mois de janvier s’achève , chaotique en matière d’enneigement. Un début d’année très sec  a laissé place à un temps un peu plus perturbé à partir du 20 janvier. De petites chutes de neige successives ont alors reblanchi la montagne, nous permettant de chausser les raquettes à partir de 1500 m versant Nord. La chaîne frontière a été particulièrement gâtée et  faire la trace dans la neige profonde était un vrai plaisir. Voici donc un beau réservoir de neige pour les semaines à venir si le redoux annoncé ne s’avère pas trop  destructeur de ce superbe  manteau.

Les quelques images ci dessous vous donnent par elles mêmes des nouvelles de la neige. Ce sont des images prises depuis la semaine dernière jusqu’à aujourd’hui lors de randonnées avec « la  Vaillante », un club de marcheurs de Saint Brieuc qui porte bien son nom. Ces briochins , tombés « à pic » au moment de ces chutes ont su profiter de cette aubaine foulant  chaque jour la neige,  admirant les paysages variant en permanence, surprenant les cervidés  et savourant leurs petits repas préparés ensemble dans une ambiance très conviviale et enthousiaste. Merci La Vaillante pour cela,  pour vos invitations et pour les belles balades que nous avons faites ensemble. Au plaisir de vous retrouver l’an prochain comme convenu.

Projets 2020

Aujourd’hui premier janvier , grand jour en matière de résolutions, c’est aussi un  grand moment de projection.

 

Randocarline  vous souhaite des  projets lumineux pour les mois qui viennent, des projets 2020 qui se réalisent au delà de vos espérances.

Vous le savez, en matière de randonnée et de montagne, Randocarline est toujours là pour vous accompagner. De nouvelles idées de séjours et de circuits itinérants dans les Pyrénées sont déjà dans les tuyaux. Et , je serai bien heureuse d’accueillir vos propres projets 2020 et de collaborer à leur concrétisation.  Alors à très bientôt…

Raquettes à Loudenvielle

Peut-on faire une balade raquettes à Loudenvielle ? Vous êtes nombreux à poser cette question. Et la réponse mériterait bien un petit article mettant les points sur les i; et les flocons sur les pentes .

Vous envisagez de passer une semaine de vacances à Loudenvielle et vous êtes en pleine organisation du planning qu’il s’agisse d’organiser les semaines  de fin d’année, , celles de Février,  les différents  weekends de l’hiver ou encore vos  courts séjours hors vacances scolaires.

Envisager une sortie raquettes à Loudenvielle, c’est tout à fait possible. Il n’est pas dit que la neige sera là ,  bien installée et bien épaisse  à 970m d’altitude et que vous quitterez le village raquettes aux pieds. Cela arrive de temps en temps, plusieurs fois par hiver et dans ces cas-là , on ne s’en prive pas, surtout pas!  Si la neige s’avère assez proche du village et qu’elle en blanchit les hauteurs, on part alors raquettes à la main pour les chausser un peu plus tard, quand cela devient nécessaire.

Mais soyons réalistes, une sortie raquettes à Loudenvielle, c’est le plus souvent une sortie dans la « vallée de Loudenvielle » ou plus exactement la vallée du Louron. La belle louronnaise nous offre en effet  une grande variété d’itinéraires dont le départ n’est jamais très loin de Loudenvielle. Vous êtes dans une petite vallée , où les villages sont tous proches les uns des autres et où les randonnées  raquettes ne vous demandent pas de déplacements importants.

Pour résumer une sortie Raquettes à Loudenvielle, ça a tout son sens car à Loudenvielle, vous êtes bien dans un environnement montagnard avec des activités montagne à  proximité.

Concluons par l’image ci-dessous prise dimanche dernier –  il y a donc trois jours – pour vous donner une idée de l’enneigement sur les crêtes louronnaises . Un enneigement qui évolue tous les jours en ce moment au gré des redoux et des nouvelles  chutes de neige. 
Raquettes à Loudenvielle

Randocarline

Notre envoyée spéciale Randocarline rentre d’un beau petit séjour enneigé dans les Pyrénées Orientales. Nous l’avons interrogée mercredi dernier, et vous transmettons cet interview en différé:

Randocarline: Caroline, pourriez vous bien nous décrire la situation sur place?Caroline: Eh bien , Randocarline, nous avons ici un paysage de rêve. Le beau plateau de la Cerdagne est entouré de massifs complètement blanchis. En effet,  comme vous pouvez l’admirer sur cet écran, la neige est bien là sur les massifs du sud, ceux sur la crête frontière si vous préférez,  avec le Puigmal de Err par exemple. Le massif boisé du col de la Llose ravit les fondeurs qui se sont déjà bien régalés sur les pistes. Et bien sûr, le massif du Carlit  dans sa parure blanche n’en est que plus splendide!

Randocarline: Sans indiscrétion, quel était l’objectif réel de votre séjour?     Caroline: Eh bien , Randocarline, soyons francs , ce petit séjour répondait avant tout à une envie de fouler la neige fraîche dans des paysages très différents que ceux que nous connaissons en vallée d’Aure, du Louron, du Luchonnais ou même que le versant espagnol de ces vallées. Plus de 70 cm de poudreuse, comment résister? Et puis, ce séjour était aussi un avant-séjour, une mise dans l’ambiance et une  préparation au séjour raquettes de mi-mars 2020 que j’organise et qui a comme base Font Romeu.

Randocarline: Vous avez dit « poudreuse »? Est-ce une simple expression ou…  Caroline : Non non, c’est une  expression à juste titre, Randocarline ! Nous parlons ici d’une neige très sèche, très légère, délicieuse sous nos pas et que nous avons plaisir à faire voler sous les raquettes. une neige qui fait qui nous fait chercher un prétexte pour  tomber et se jeter dedans. La température était ce matin  de – 9°C, de quoi ne pas oublier ses mouffles!

Randocarline: Vous nous  parlez de séjour à la mi-mars dans cette belle région des Pyrénées? Transférez vous votre activité des Hautes Pyrénées vers les P. O? Caroline (sourire): Bien sûr que non, Randocarline. Vous le savez ,  je suis très attachée aux Pyrénées centrales , mais je suis aussi très curieuse de l’ensemble de la chaîne, et même d’autres massifs. Ce séjour s’inscrit dans la nouvelle collection « Les Mecques de la raquette » inaugurée l’an dernier avec un  merveilleux  séjour dans le Vercors , toujours à la mi-mars.

Randocarline: Vous imaginez, combien on vous envie depuis nos studios ici en vallée du Louron… Comment peut-on s’inscrire à ce beau séjour catalan?Caroline: C’est très simple, un petit allô ou un petit mail feront l’affaire. Je me permets toutefois de vous préciser qu’il ne reste qu’une seule place au séjour du 15 au 21 mars. Nous croulons sous les demandes. C’est pourquoi, il est question de répéter un autre séjour raquettes dans cette même région en suivant, à partir du 21 ou 22 mars, peut être un peu plus court. Tout dépend du souhait des nouveaux demandeurs et de la disponibilité dans l’auberge qui nous accueille … Il ne nous est pas permis de nous prononcer pour l’instant…

Randocarline: Toute la rédaction de Randocarline vous souhaite une super saison 2019-2020, une super neige et se promet de suivre vos futures aventures.  Caroline (clin d’œil) : Ça marche! Tout le monde ne peut pas en dire autantRandocarline

 

 

Un vrai goût d’hiver pyrénéen

Il y a aujourd’hui  dans l’air comme un goût d’hiver, un vrai goût d’hiver pyrénéen. La neige tombe dans les Pyrénées depuis quelques jours. Hier, le monde était blanc à partir de 1600m;  30 cm de fraîche ont été relevés à la station de Piau Engaly.  Aujourd’hui, la grisaille ambiante avec les gros nuages installés sur les cimes ne nous laisse pas encore élucider  le mystère de la limite pluie-neige.  Météo France nous parle de 1300m et 1100m demain en fin de journée. Un vrai gôut d’hiver, comme je vous le disais.

Que se passe t-il chez Randocarline un jour de pluie et de neige en novembre? Pas vraiment de randonnée ni de balade si on excepte le temps pris le temps d’une éclaircie pour savourer les nouvelles teintes apportées dans le paysage.  Pas non plus de migration dans un pays chaud, d’hibernation ou de simple léthargie.

Ce qui se passe ici, c’est l’installation d’un véritable laboratoire de randonnées. Il s’agit d’une mise en culture des idées de circuits glanées dans nos conversations entre vous et moi au cours des saisons précédentes . Car oui, pendant les randos, on ne fait pas que marcher et bader devant des paysages d’exception, on parle de montagne (mais pas seulement) et on fait des projets de découverte de nouveaux massifs. Alors en fin de saison, quand Randocarline rentre avec son petit panier de projets, il s’agit de se mettre au boulot. Déploiement des cartes topographiques, création d’itinéraires, transposition mentale ou plutôt projection dans des paysages sublimes depuis la carte, calcul des étapes, recherche des cartes de visite prisess par ci par là d’hébergements sympas et prises de contacts,   mise en place d’un plan d’action prochain de repérages efficaces, demandes de tarifs sur internet, conseils auprès du chien qui boude dans la niche dans l’attente d’une prochaine balade.. car je vous rappelle qu’il fait un temps à ne pas mettre un Lobo dehors.

un vrai goût d'hiver pyrénéen

Le Lobo boudeur

Il n’est pourtant pas à plaindre mon assistant, tranquille dans sa niche, alors que je me paie tout le boulot ! Bon allez d’accord Lobo, tu as gagné, on va faire un tour à pied, il y a justement maintenant un peu de lumière dans le ciel qui éclaire brièvement mais parfaitement  les feuilles dorées des arbres. C’est bien agréable de se balader et de savourer un  vrai goût d’hiver pyrénéen. « Lorsqu’en novembre le feuillage se maintient sur les arbres, l’hiver sera long et dur. », dit le dicton. On veut bien y croire.

Au fait, pour prendre connaissance des travaux du laboratoire Randocarline, RDV prochainement sur la rubrique estivale  des randos 2020 et sur celle de l’hiver pour savourer un vrai goût d’hiver pyrénéen

C’est l’automne

Malgré les belles journées encore un peu chaudes actuelles, c’est l’automne, pas de doute. Les cerfs achèvent leur période de brame et de rut, on peut le mesurer aux rugissements qui résonnent de moins en moins depuis  quelques jours dans nos montagnes. Ils se sont laissés observer longuement  ces derniers temps, merci Sylvie pour cette photo prise en balade la semaine dernière :c'est l'automne

C’est l’automne, la plupart des brebis ont rejoint les vallées pour mettre bas, d’autres broutent encore la dernière herbe des pentes de moyenne altitude et rejoignent parfois ainsi les vaches qui elles aussi se préparent à un voyage vers des contrées plus civilisées. Les oiseaux migrateurs sont partis depuis belle lurette, bien qu’il semble que les traquets motteux aient joué cette année les prolongations

C’est l’automne des randonnées. Il se dégage à cette période une sérénité difficile à décrire avec des ciels splendides, une lumière douce et les contours des crêtes bien nettes. Les rencontres se font plus souvent avec des animaux que des humains, même si hier, aucune marmotte n’était plus en vue, la vie souterraine ayant  recommencé pour elles.

c'est l'automne

C’est l’automne, les gelées nocturnes commencent à haute altitude, mais  de façon encore assez légère. On ne peut s’empêcher de penser que l’automne prépare l’hiver que plus le sol sera gelé , plus il sera apte à accueillir le futur manteau neigeux 0n l’attend  ertes, mais pas de précipitation).

C’est l’automne, les belles couleurs des arbres ont commencé et ce n’est qu’un début. La semaine prochaine, en vallée de Hecho, là ou les teintes des hêtres ajouteront leur touche aux dégradés de rouge de certains sommets, ça promet d’être un très  beau festival…