Raquettes à Loudenvielle

Peut-on faire une balade raquettes à Loudenvielle ? Vous êtes nombreux à poser cette question. Et la réponse mériterait bien un petit article mettant les points sur les i; et les flocons sur les pentes .

Vous envisagez de passer une semaine de vacances à Loudenvielle et vous êtes en pleine organisation du planning qu’il s’agisse d’organiser les semaines  de fin d’année, , celles de Février,  les différents  weekends de l’hiver ou encore vos  courts séjours hors vacances scolaires.

Envisager une sortie raquettes à Loudenvielle, c’est tout à fait possible. Il n’est pas dit que la neige sera là ,  bien installée et bien épaisse  à 970m d’altitude et que vous quitterez le village raquettes aux pieds. Cela arrive de temps en temps, plusieurs fois par hiver et dans ces cas-là , on ne s’en prive pas, surtout pas!  Si la neige s’avère assez proche du village et qu’elle en blanchit les hauteurs, on part alors raquettes à la main pour les chausser un peu plus tard, quand cela devient nécessaire.

Mais soyons réalistes, une sortie raquettes à Loudenvielle, c’est le plus souvent une sortie dans la « vallée de Loudenvielle » ou plus exactement la vallée du Louron. La belle louronnaise nous offre en effet  une grande variété d’itinéraires dont le départ n’est jamais très loin de Loudenvielle. Vous êtes dans une petite vallée , où les villages sont tous proches les uns des autres et où les randonnées  raquettes ne vous demandent pas de déplacements importants.

Pour résumer une sortie Raquettes à Loudenvielle, ça a tout son sens car à Loudenvielle, vous êtes bien dans un environnement montagnard avec des activités montagne à  proximité.

Concluons par l’image ci-dessous prise dimanche dernier –  il y a donc trois jours – pour vous donner une idée de l’enneigement sur les crêtes louronnaises . Un enneigement qui évolue tous les jours en ce moment au gré des redoux et des nouvelles  chutes de neige. 
Raquettes à Loudenvielle

Randocarline

Notre envoyée spéciale Randocarline rentre d’un beau petit séjour enneigé dans les Pyrénées Orientales. Nous l’avons interrogée mercredi dernier, et vous transmettons cet interview en différé:

Randocarline: Caroline, pourriez vous bien nous décrire la situation sur place?Caroline: Eh bien , Randocarline, nous avons ici un paysage de rêve. Le beau plateau de la Cerdagne est entouré de massifs complètement blanchis. En effet,  comme vous pouvez l’admirer sur cet écran, la neige est bien là sur les massifs du sud, ceux sur la crête frontière si vous préférez,  avec le Puigmal de Err par exemple. Le massif boisé du col de la Llose ravit les fondeurs qui se sont déjà bien régalés sur les pistes. Et bien sûr, le massif du Carlit  dans sa parure blanche n’en est que plus splendide!

Randocarline: Sans indiscrétion, quel était l’objectif réel de votre séjour?     Caroline: Eh bien , Randocarline, soyons francs , ce petit séjour répondait avant tout à une envie de fouler la neige fraîche dans des paysages très différents que ceux que nous connaissons en vallée d’Aure, du Louron, du Luchonnais ou même que le versant espagnol de ces vallées. Plus de 70 cm de poudreuse, comment résister? Et puis, ce séjour était aussi un avant-séjour, une mise dans l’ambiance et une  préparation au séjour raquettes de mi-mars 2020 que j’organise et qui a comme base Font Romeu.

Randocarline: Vous avez dit « poudreuse »? Est-ce une simple expression ou…  Caroline : Non non, c’est une  expression à juste titre, Randocarline ! Nous parlons ici d’une neige très sèche, très légère, délicieuse sous nos pas et que nous avons plaisir à faire voler sous les raquettes. une neige qui fait qui nous fait chercher un prétexte pour  tomber et se jeter dedans. La température était ce matin  de – 9°C, de quoi ne pas oublier ses mouffles!

Randocarline: Vous nous  parlez de séjour à la mi-mars dans cette belle région des Pyrénées? Transférez vous votre activité des Hautes Pyrénées vers les P. O? Caroline (sourire): Bien sûr que non, Randocarline. Vous le savez ,  je suis très attachée aux Pyrénées centrales , mais je suis aussi très curieuse de l’ensemble de la chaîne, et même d’autres massifs. Ce séjour s’inscrit dans la nouvelle collection « Les Mecques de la raquette » inaugurée l’an dernier avec un  merveilleux  séjour dans le Vercors , toujours à la mi-mars.

Randocarline: Vous imaginez, combien on vous envie depuis nos studios ici en vallée du Louron… Comment peut-on s’inscrire à ce beau séjour catalan?Caroline: C’est très simple, un petit allô ou un petit mail feront l’affaire. Je me permets toutefois de vous préciser qu’il ne reste qu’une seule place au séjour du 15 au 21 mars. Nous croulons sous les demandes. C’est pourquoi, il est question de répéter un autre séjour raquettes dans cette même région en suivant, à partir du 21 ou 22 mars, peut être un peu plus court. Tout dépend du souhait des nouveaux demandeurs et de la disponibilité dans l’auberge qui nous accueille … Il ne nous est pas permis de nous prononcer pour l’instant…

Randocarline: Toute la rédaction de Randocarline vous souhaite une super saison 2019-2020, une super neige et se promet de suivre vos futures aventures.  Caroline (clin d’œil) : Ça marche! Tout le monde ne peut pas en dire autantRandocarline

 

 

Un vrai goût d’hiver pyrénéen

Il y a aujourd’hui  dans l’air comme un goût d’hiver, un vrai goût d’hiver pyrénéen. La neige tombe dans les Pyrénées depuis quelques jours. Hier, le monde était blanc à partir de 1600m;  30 cm de fraîche ont été relevés à la station de Piau Engaly.  Aujourd’hui, la grisaille ambiante avec les gros nuages installés sur les cimes ne nous laisse pas encore élucider  le mystère de la limite pluie-neige.  Météo France nous parle de 1300m et 1100m demain en fin de journée. Un vrai gôut d’hiver, comme je vous le disais.

Que se passe t-il chez Randocarline un jour de pluie et de neige en novembre? Pas vraiment de randonnée ni de balade si on excepte le temps pris le temps d’une éclaircie pour savourer les nouvelles teintes apportées dans le paysage.  Pas non plus de migration dans un pays chaud, d’hibernation ou de simple léthargie.

Ce qui se passe ici, c’est l’installation d’un véritable laboratoire de randonnées. Il s’agit d’une mise en culture des idées de circuits glanées dans nos conversations entre vous et moi au cours des saisons précédentes . Car oui, pendant les randos, on ne fait pas que marcher et bader devant des paysages d’exception, on parle de montagne (mais pas seulement) et on fait des projets de découverte de nouveaux massifs. Alors en fin de saison, quand Randocarline rentre avec son petit panier de projets, il s’agit de se mettre au boulot. Déploiement des cartes topographiques, création d’itinéraires, transposition mentale ou plutôt projection dans des paysages sublimes depuis la carte, calcul des étapes, recherche des cartes de visite prisess par ci par là d’hébergements sympas et prises de contacts,   mise en place d’un plan d’action prochain de repérages efficaces, demandes de tarifs sur internet, conseils auprès du chien qui boude dans la niche dans l’attente d’une prochaine balade.. car je vous rappelle qu’il fait un temps à ne pas mettre un Lobo dehors.

un vrai goût d'hiver pyrénéen

Le Lobo boudeur

Il n’est pourtant pas à plaindre mon assistant, tranquille dans sa niche, alors que je me paie tout le boulot ! Bon allez d’accord Lobo, tu as gagné, on va faire un tour à pied, il y a justement maintenant un peu de lumière dans le ciel qui éclaire brièvement mais parfaitement  les feuilles dorées des arbres. C’est bien agréable de se balader et de savourer un  vrai goût d’hiver pyrénéen. « Lorsqu’en novembre le feuillage se maintient sur les arbres, l’hiver sera long et dur. », dit le dicton. On veut bien y croire.

Au fait, pour prendre connaissance des travaux du laboratoire Randocarline, RDV prochainement sur la rubrique estivale  des randos 2020 et sur celle de l’hiver pour savourer un vrai goût d’hiver pyrénéen

C’est l’automne

Malgré les belles journées encore un peu chaudes actuelles, c’est l’automne, pas de doute. Les cerfs achèvent leur période de brame et de rut, on peut le mesurer aux rugissements qui résonnent de moins en moins depuis  quelques jours dans nos montagnes. Ils se sont laissés observer longuement  ces derniers temps, merci Sylvie pour cette photo prise en balade la semaine dernière :c'est l'automne

C’est l’automne, la plupart des brebis ont rejoint les vallées pour mettre bas, d’autres broutent encore la dernière herbe des pentes de moyenne altitude et rejoignent parfois ainsi les vaches qui elles aussi se préparent à un voyage vers des contrées plus civilisées. Les oiseaux migrateurs sont partis depuis belle lurette, bien qu’il semble que les traquets motteux aient joué cette année les prolongations

C’est l’automne des randonnées. Il se dégage à cette période une sérénité difficile à décrire avec des ciels splendides, une lumière douce et les contours des crêtes bien nettes. Les rencontres se font plus souvent avec des animaux que des humains, même si hier, aucune marmotte n’était plus en vue, la vie souterraine ayant  recommencé pour elles.

c'est l'automne

C’est l’automne, les gelées nocturnes commencent à haute altitude, mais  de façon encore assez légère. On ne peut s’empêcher de penser que l’automne prépare l’hiver que plus le sol sera gelé , plus il sera apte à accueillir le futur manteau neigeux 0n l’attend  ertes, mais pas de précipitation).

C’est l’automne, les belles couleurs des arbres ont commencé et ce n’est qu’un début. La semaine prochaine, en vallée de Hecho, là ou les teintes des hêtres ajouteront leur touche aux dégradés de rouge de certains sommets, ça promet d’être un très  beau festival…

 

Beaucoup de choses se sont passées

Beaucoup de choses se sont passées depuis le dernier article de Randocarline, Beaucoup de choses se sont passées cette été, de belles randonnées et de beaux moments, et le temps a manqué pour vous écrire. Vous y verrez certes un petit mea-culpa mais je compte sur votre indulgence, du moins votre compréhension n’est-ce pas? Comment être par monts et par vaux et relater de belles aventures alors qu’on est en train de les vivre. Savourons les moments, puis prenons du recul puis racontons ensuite, on n’est par sur Facebook.

Beaucoup de choses se sont passées depuis débutBeaucoup de choses se sont passées juillet. Ce fût d’abord de belles randonnées partagées en famille où,  pour les participants, se sont réveillés des souvenirs,  des nostalgies, celles des montagnes d’Albanie,  d’Arménie ou  de Tchétchénie. Car c’est une grande chance pour moi d’accueillir en juillet des familles venues « d’ailleurs ». Par dessus les frontières, par dessus les langues, nous nous retrouvons sur des valeurs communes, celles de la montagne , celles de la convivialité et celles du bonheur d’être là, tout simplement à savourer ensemble notre lien à la nature.

Beaucoup de choses se sont passées, ce fût ensuite les petits séjours de randos entre amis. Ceux qui ne dérogent jamais au petit séjour annuel dans les Pyrénées, ceux qui s’essaient pour une première fois et se promettent de revenir l’an prochain, ceux qui fêtent leur 40 ans et qui veulent marquer le coup, ceux qui se sont inscrits sur un séjour programmé par Randocarline et ne rencontrent pas seulement de nouvelles montagnes mais aussi de nouveaux amis. Disons de vrais amis, on n’est par sur Facebook.

Et puis, il y eut septembre avec les groupes qui ont suivi les conseils de Randocarline en matière de randobonheur  dans les Pyrénées, c’est un mois idéal : Club de montagne d’Ecosse (45° mountaineering club) , club de randonnée poitevin (Cheminance) , groupe de SDF toulousains heureux de trouver un toit et de belles montagnes pour un véritable bol d’air. C’est ainsi que s’achève cet été de randonnée où beaucoup de belles choses se sont passées

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Pyrénées d’été

Les Pyrénées d’été, ce sont peut être mes préférées. C’est difficile à dire cependant quand on pense parallèlement à la magie de l’hiver, aux ciels purs et dégagés de l’automne et aux contrastes du printemps. Pour résumer, un des grands charmes de la montagne, c’est que ça change tout le temps.

Mais disons que, saison oblige, les Pyrénées d’été sont fantastiques. Rien ne vous arrête dans votre élan vers la montagne qui devient accessible jusqu’aux bouts de ses sommets avec souvent peu de technicité.  Les fleurs, toutes plus belles les unes que les autres vous  font la révérence au bord des sentiers dans une ambiance délicatement parfumée tandis que marmottes, torrents et oiseaux se chargent de l’ambiance musicale. Depuis leur promontoire, les isards vous rappellent que vous ne serez jamais les plus forts :  Ça tombe bien, on est là en toute humilité, on randonne comme on peut, le spectacle sera toujours fabuleux. Les Pyrénées d’été, c’est partir le matin,de bonne heure de préférence, et se laisser porter par ses pas vers des rencontres, et on ne sait jamais lesquelles à l’avance. C’est se délecter des couleurs naissantes du matin alors que dans la vallée, tout est encore endormi et juste ignorant du spectacle auquel vous êtes en train d’assister, vous!. C’est discuter avec un berger qui est là comme vous, venu pour d’autre raisons, mais content d’être là, comme vous. C’est tomber sur une plante réputée rare ou un animal tant affairé à ses occupations qu’il ne vous a pas encore senti arriver.  C’est  se laisser guider par votre guide préférée sur une petite sente dont  vous n’auriez pas soupçonné l’existence et déboucher sur un superbe petit lac même pas marqué sur la carte. Quel bonheur, quelle victoire intérieure contre on ne sait même pas quoi. Juste être bien, décider de se poser là sur ce rocher à observer le vol des vautours (Tiens regardez, celui-ci, c’est un gypaète qui nous fait l’honneur de sa prompte  visite), et à penser. Disons même méditer, c’est dans l’air du temps et les Pyrénées d’été se prêtent particulièrement à cet exercice, même si chacun a certainement sa propre définition de la méditation.

Ces Pyrénées d’été m’éloignent toujours un peu trop de mon écran pour y écrire et me rappeler à vous…  Sachez pourtant que chaque saison, je m’évertue à vous concocter de nouveaux programmes dont je me réjouis à l’avance. Vous retrouverez dans ce blog les « Petits et Grands sommets de Randocarline », version randos-journées 2019, ainsi que les aventures pédestres sur plusieurs jours. A très bientôt peut-être.Pyrénées d'été

Ascension

Ascension : chaque année, le pont férié qui porte si bien son nom.

Ascension au Pic du Lhéris par les crêtes sud-ouest, Ascension matinale jusqu’à notre petit déjeuner, Ascension jusqu’aux balises que certains cherchent toujours (initiation à la lecture de carte), Ascension jusqu’au lac encore glacé de Pouchergues . Enfin, le dernier jour, Ascension (petite) dans les rhodos, les myrtilliers et les grandes herbes pour surprendre les marmottes.

Ce fût  notre programme de séjour où un temps rêvé nous a permis de savourer les panoramas très étendus depuis le piémont pyrénéen, de capter les belles couleurs changeantes du ciel  et de la montagne, de trouver la confiture meilleure sur les crêtes qu’en bas, de flâner avec le berger terminant de rassembler son troupeau ou de se prélasser sur les pelouses en cherchant à surprendre des animaux sauvages. L’éclosion du printemps en altitude est en soi un spectacle ou neige et fleurs se côtoient dans une superbe harmonie.

Il semble qu’au cours de ce petit séjour de fin mai, chacun ait trouvé sa place, randonneurs aguerris ou marcheurs plus occasionnels, c’est essentiel.  Merci à tous, ainsi qu’à notre aubergiste et notre gardien de refuge où l’accueil et les repas sont  à la hauteur de la beauté des sites dans lesquels ils nous reçoivent.

(Moment roulement de tambours) (Non plutôt,de  tintement de sonnailles de brebis ou  encore déclenchement du cri perçant de  la marmotte )

La saison des séjours avec nuits en refuge est lancée pour 2019, qu’on se le dise!

Et si vous êtes partants, qu’on me le dise!

Rando Sud

Rando Sud, c’est le nom d’un club de randonnée établi bien au Nord des Pyrénées, et plus exactement dans le massif central. Si j’ai le plaisir de faire découvrir à ces auvergnats différents massifs de notre chaîne pyrénéenne depuis de nombreuses années, c’est cette fois-ci bien au Sud que nous crapahutions la semaine dernière et plus exactement dans la Sierra de Montsec.

Beau choix de période pour cette région devenant trop aride en été (rien qu’à son nom…) . Au printemps au contraire, la verdure est bien présente, les grands lacs sont à leur niveau d’eau maximum et la palette des couleurs est parfaite. Les spectacles de nos randos ont été tous les jours changeants, bien que l’on puisse à priori imaginer  que dans  un  décor de falaises, tout se ressemble.  Pourtant, il  y a bien falaises et falaises. Elle peuvent prendre différents formes, rivalisant de fantaisie et d’excentricité en la matière. Elles varient en couleurs, selon les lieux, le moment de la journée, la météo et la composition de la roche qui peut être calcaire, gréseuse ou même prendre l’aspect d’un pain gourmand aux céréales et fruits secs, appelé conglomérat. Vous pouvez en effet observer  une agglomération de cailloux, galets cimentés par des matériaux sableux ou argileux. La  petite référence culinaire précédente, parlante pour tous, est toutefois tout particulièrement dédiée à GG de Rando Sud  percevant la majorité des choses par l’intermédiaire d’un filtre gourmand. Mais revenons-en à Rando Sud et au Montsec où question température, nul besoin d’avoir eu plus chaud. Un départ d’Auvergne depuis mai avec la neige pour une arrivée dans cette région d’Espagne avec une  chaleur agréable , et une grande quantité de fleurs pour accompagner nos balades.  Peu de monde sur les sentiers à cette époque de l’année et même le plus souvent, personne à part nous. .Et puis des hôteliers à nos petits soins. Qu’aurait-il fallu de plus ? Tout y était !

Rando sud,  groupe très sympathique et toujours de bonne humeur,  je vous salue.

Rando sud, je le  redis à chacun d’entre vous :  Merci, c’était une  super semaine, encore une !

Rando Sud

Les fleurs jaunes

Les fleurs jaunes illuminent la montagne et  lui donnent encore plus de relief . Les fleurs jaunes attirent nos regards par leur couleur positive, elles remplacent  le soleil lors de nos randonnées nuageuses par des taches de bonheur ici et là sur les versants ou  de part et d’autre du sentier.

Elles sont incontestablement savoureuses, à  en juger par les myriades d’insectes qui les butinent. A  vrai dire, il s’avère qu’elles négligeraient de se parfumer à outrance,  leur couleur suffisant à encourager ces petites bêtes affamées à une visite de leurs différents nectaires. Le jaune étant en effet  la couleur la mieux repérée, la majorité des plantes s’est mise au jaune car n’oublions pas que la grande majorité des plantes à fleurs sont dépendantes des insectes pour leur reproduction sexuée. Le nombre, ou plus exactement, le regroupement  faisant  la force (ou dans notre cas  renforçant le pouvoir d’attraction), on comprend la pertinence d’un parterre de tussilages, d’un bosquet de genêts en fleurs ou d’une magnifique prairie de pissenlits épanouis. La multitude de ces pompons jaunes réunis est une promesse assurée pour les végétaux et les animaux : promesse assurée de pollinisation pour l’espèce végétale assurant ainsi sa survie et  promesse assurée et sucrée pour  l’espèce animale pour  butineuse  cherchant  à remplir son jabot.

les fleurs jaunes

Pour nous aussi, les fleurs jaunes sont une belle promesse si nous savons la décrypter. Le message du coucou (primevère) annonciateur des beaux jours, le reflet des boutons d’Or sur notre peau (« Aimes tu le beurre? »,  se demande t-on dans les cours de récrés à la campagne), les vertus antidépressives du millepertuis, la fantaisie florale du lotier corniculé (ou trèfle cornu),  l’aspect insouciant de l’immortelle , l’imitation du soleil par  la boule d’Or (Trolle d’Europe), l’apparition de la carline à feuilles d’acanthe en fin d’été projetant son feuillage comme des rayons solaires, que nous faut-il de plus? Si offrir un bouquet de fleurs jaunes, c’est transmettre un message qui déborde d’optimisme et d’énergie pour l’avenir, une randonnée de bouquet en bouquet, c’est encore un meilleur cadeau!

 

VERCORS

Depuis quelques jours, voici chacun reparti vaquer à ses occupations au bureau, à l’atelier, à la maison, dans les bouchons, dans son jardin ,  sur les chemins, à la préparation de nouveaux projets  (ça c’est pour les  retraités super affairés qui ne manqueront pas de se reconnaître).  C’est sûr, vous qui êtes venus randonner à raquettes dans le Vercors la semaine dernière, vous avez tous encore en tête les belles images de notre séjour enneigé , ça ne s’oublie pas comme ça!   C’est entré dans vos  têtes et cela n’en ressortira pas de si tôt, Y’a pas photo. Enfin,  question photo, on ne s’est pas vraiment privé…

Pour ceux qui  bavent en lisant ces lignes, pour  ceux qui auraient aimé être là mais qui n’ont pas pu, pour ceux qui n’y ont même pas pensé mais qui vont finir par le regretter, résumons notre séjour raquettes dans le Vercors : Neige,  soleil, paysages magnifiques, hébergement au top et comment pourrait-il en avoir été autrement : super ambiance! On a marché (bien marché), on a glissé (sur les fesses de temps en temps), on a admiré et encore admiré  (le Vercors est un mirador sur un grande partie de la chaîne alpine), on a observé (2 chamois par exemple, les sapins et les épicéas –  impossible désormais de les confondre),  on a bien mangé ( et bien digéré),  on a bronzé , on a bien parlé et rigolé (on n’est pas là pour s’ennuyer). Bref, on a déconné…cter!

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Dans le Vercors, on y retournera encore. Je vous dis pas ça pour la rime mais  pour ses impressionnantes falaises et ses hauts plateaux qui donnent envie d’être explorés par des chemins devenus accessibles à la « belle » saison(comme si l’hiver n’était pas une saison moche).Ses aspects alpins par endroits, presque méditerranéens à d’autres font de ce massif un terrain de randonnées formidables et très varié, à explorer aussi en été.  Alors amis venus la semaine dernière ou autres amis, ça ne vous dirait pas le Vercors encore,  mais cette fois en été ou à l’automne?